Surmonter les séquelles du passé

Plusieurs indices montrent que les pays de l’Union du Maghreb arabe s’acheminent, probablement, ces derniers temps, vers une nouvelle phase d’entente. En effet, bon nombre d’observateurs ont vu dans les messages de solidarité et d’entraide annoncés entre S.M. le Roi Mohammed VI et le Président Abdelaziz Bouteflika, des signaux positifs allant dans le sens du rétablissement de la confiance entre les deux pays. Le rapprochement entre les deux royaumes, le Maroco et l’Espagne, peuvent aussi s’inscrire dans cette optique d’amélioration de l’environnement global des pays riverains appartenant à la Méditerranéenne. Surtout au vu des rapports qui unissent l’Algérie et les séparatistes du Polisario avec l’Espagne .
Contrairement aux circonstances qui ont amené au report de la réunion des chefs d’Etat de l’UMA, prévue les 21 et 22 juin dernier, mais qui n’a pas eu lieu , en raison de l’absence des Chefs d’Etat du Maroc, de la Libye et de la Mauritanie, les conditions politiques actuelles, semblent plus favorables à une entente entre les pays de cette entité, particulièrement entre le Maroc et l’Algérie . Conformément, donc, à cet esprit, Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération se serait rendu, depuis jeudi dernier, en Algérie pour prendre part à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), prévue pour ce vendredi 3 janvier à Alger. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique que cette rencontre sera précédée d’une réunion, jeudi, de la commission de suivi au niveau des secrétaires d’Etat.
De son côté, Taïb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération avait souligné, récemment, dans un entretien au quotidien « Asharq Al-Awsat » que la participation du Maroc à la réunion des ministres des AE de l’UMA vise à redynamiser l’Union maghrébine et à examiner les problèmes objectifs qui entravent l’intégration maghrébine. Il s’agit, en premier lieu, de la persistance du conflit au Sahara marocain, en raison de l’entêtement des Algériens à vouloir scinder le territoire marocain et à soutenir un mouvement séparatiste démuni de toute assise populaire réelle, mais disposant d’appuis énormes de la part des autorités algériennes.
La fermeture des frontières entre le Maroc et l’Algérie s’inscrit , également, dans cette ligne du rupture également entre les deux pays. Ainsi, force est de rappeler que toute édification réelle de l’UMA ne saurait se faire au détriment de l’unité territoriale du Royaume du Maroc et qu’en se dressant contre le plan de paix onusien, les Algériens ne font que retarder la mise en oeuvre de ce projet unitaire ; et ce alors que seuls l’unité et les grands blocs sont à même, de nos jours, de garantir le développement économique et le progrès social.

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