Suspension de la grève des CHU

La primature a confirmé mardi la suspension de la grève illimitée observée depuis le 24 avril par les enseignants chercheurs en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire et la reprise du travail à partir de mercredi matin.
Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNE-Sup) a annoncé, au nom des enseignants-chercheurs en médecine, en pharmacie et en chirurgie dentaire, la suspension de la grève illimitée observée depuis le 24 avril dernier et la reprise du travail par toutes les catégories concernées, à partir de mercredi matin, a souligné un communiqué de la primature.
Cette décision, ajoute-t-on de même source, a été annoncée dans un communiqué conjoint qui a couronné une série de discussions et de concertations entre les services du Premier ministre et le SNE-Sup, consacrées à l’examen du dossier revendicatif des enseignants chercheurs en médecine, en pharmacie et en médecine dentaire. La primature a indiqué que parmi les importants résultats de ces discussions, il y a lieu de citer la présidence par le Premier ministre, Abderrahmane Youssoufi, d’une commission interministérielle spécialisée, dont les travaux ont abouti à la satisfaction d’un ensemble de revendications prioritaires des enseignants-chercheurs portant notamment sur l’amélioration de leur situation dans le cadre du statut particulier qui régit cette catégorie. La primature a ajouté que les discussions se sont poursuivies sur les revendications ayant trait au secteur de la santé, ce qui a débouché sur la satisfaction de la plupart d’entre-elles, précisant que le communiqué conjoint fait état de la poursuite de l’examen des autres points du dossier revendicatif dans le cadre « d’une méthodologie et d’un échéancier qui seront fixés lors des prochaines rencontres».
Le secrétaire général du bureau de Rabat du Syndicat de l’enseignement supérieur, Abdessamad El Wahabi, avait annoncé mardi la suspension de la grève. Dans une déclaration à la RTM (chaîne inter), il a souligné que «nous avons constaté que le dialogue a pris un bon sens» et que «la porte des négociations est ouverte après de longues discussions avec la primature», notant que le syndicat a pris cette décision «pour pouvoir continuer le dialogue dans un climat plus serein et permettre au gouvernement de se pencher de plus près sur ce dossier pendant les semaines à venir».
Ceci dit, il devient, à présent, clair, que le débrayage des universitaires, de ces 22 et 23 mai 2002, rompt avec la logique qui prévaut ces derniers temps sur le plan social. Car, comme nous l’avons souligné auparavant, il s’agit d’une décision prise dans la course contre la montre et ne réunissant pas les conditions de sa réussite.

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