Système LMD (licence, master, doctorat): Les professionnels paramédicaux désormais concernés

Système LMD (licence, master, doctorat): Les professionnels paramédicaux désormais concernés

Ce nouveau système de formation «va apporter une ouverture du milieu académique, notamment à plus de 28.000 infirmières et infirmiers, ce qui va contribuer à l’épanouissement des personnels désirant poursuivre leurs études».

Infirmiers, kinés, sages-femmes… Ces professionnels paramédicaux pourront, désormais, être titulaires de diplômes de licence, master et doctorat. Le ministère de la santé vient d’annoncer la mise en place des mesures nécessaires pour l’instauration d’un système LMD (licence, master, doctorat) destiné aux études paramédicales. Ce nouveau système permettra aux intéressés une équivalence académique des diplômes délivrés et aboutira à l’instauration des passerelles avec l’université.

«Avant l’instauration du système LMD, la formation débouchant aux métiers paramédicaux se présentait en 2 cycles :

le 1er cycle était considéré comme un Bac+3 (soit échelle 9) et le 2ème cycle comme un Bac+5 (soit échelle 10)», a expliqué Wafaa Al Hassani. De plus, les diplômes n’avaient pas d’équivalence académique et les étudiants étaient dans l’incapacité d’effectuer une passerelle avec l’université.
Au lancement du système LMD, la formation se fera en 3 cycles. Selon Wafaa Al Hassani, «le diplôme du 1er cycle obtient le titre de licence (soit échelle 10), celui du 2ème cycle devient un master (échelle 11). Est également prévu un 3ème cycle à la formation qui sera couronné par un doctorat».

Dans cette situation, les étudiants auront la possibilité d’obtenir une équivalence académique de leurs diplômes et pourront également procéder à une passerelle avec l’université. Pour ce qui est du 3ème cycle, Said Abouzaj, chef de service des informations de base au ministère de la santé, a affirmé à ALM que le doctorat est «en préparation». Notons que ce nouveau système de formation «va apporter une ouverture du milieu académique notamment à plus de 28.000 infirmières et infirmiers, ce qui va contribuer à l’épanouissement des personnels désirant poursuivre leurs études», a-t-elle précisé. Et d’ajouter que «ces formations seront dispensées dans un premier temps dans les universités puis dans un second temps dans les instituts concernés».

«La première promotion de ce nouveau programme est prévue pour l’année 2017 et sera constituée de 3.000 étudiants», soulignent nos interlocuteurs.
La mise en place d’un système LMD s’inscrit dans le cadre de la politique d’investissement du développement des ressources humaines supérieures dans l’objectif de mettre en lumière le capital immatériel. «L’objectif visé est de former des professionnels de santé compétents dans leurs domaines ayant un niveau universitaire pour bénéficier d’une évolution sur le plan académique et professionnel», réitèrent les représentants du ministère.
Selon eux, il s’agit d’un événement marquant pour le processus de développement des domaines de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, et une forte influence sur le succès de la réparation des ateliers du système de configuration dans les domaines de la santé, au sein du système de santé en général.
Pour rappel, le ministère de la santé s’apprête également à transformer le statut des Instituts de formation des carrières de santé (IFCS) vers celui des établissements d’enseignement supérieur ne relevant pas des universités (EESNU).

A travers cette décision, le ministère vise à assurer, entre autres, l’alignement des IFCS à la loi n° 01-00 portant organisation de l’enseignement supérieur.
Cette loi a pour objet la formation des compétences et leur promotion ainsi que le développement et la diffusion des connaissances dans tous les domaines du savoir ; la contribution aux progrès scientifique, technique, professionnel, économique et culturel de la Nation, en tenant compte des besoins du développement économique et social. Elle porte également sur la maîtrise et le développement des sciences, des techniques et du savoir-faire, par la recherche et l’innovation ; et la valorisation du patrimoine culturel marocain et le rayonnement de ses valeurs ancestrales.

Raniya El Meknassi
(Journaliste stagiaire)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *