Tanger : La grogne monte chez les employés de l’hôtel Andalucia Golf

Tanger : La grogne monte chez les employés de l’hôtel Andalucia Golf

Ils ont entamé un sit-in devant les locaux de l’établissement

Les salariés de l’hôtel Andalucia Golf sont en colère. Affiliés à l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), des dizaines d’entre eux ont entamé, lundi 26 mars, un sit-in devant les locaux de cet établissement hôtelier. Ils disent, lors de ce mouvement contestataire de 48 heures, et auquel ont pris part des responsables locaux et régionaux de ce syndicat proche du PJD, protester contre de nombreuses difficultés qu’ils continuent depuis ces dernières années de rencontrer dans leur travail. «Nous ne pouvons qu’être solidaires avec ce mouvement contestataire mené par des employés dont la majorité touche le Smig. Ils souffrent de retards de paiement de leurs salaires. Ajoutons à cela qu’ils ne sont affiliés ni à la CNSS ni à la mutuelle», indique Mohamed Sandi, secrétaire régional de l’UNTM et ancien employé d’un hôtel classé tangérois.

Selon les protestataires, ce mouvement vient après avoir échoué à convaincre les responsables de l’hôtel Andalucia Golf à ouvrir un dialogue fructueux avec eux. «Nous appelons les responsables à prendre en considération notre situation qui n’arrête pas d’empirer. Nous avons cru que les choses allaient changer en 2015, avec l’arrivée de la société acquéreuse, dont les responsables nous ont fait des promesses d’améliorer les conditions du personnel, mais en vain. Nous continuons de souffrir des mêmes problèmes :
des retards dans le paiement de nos salaires et le manque de la protection sociale»
, explique Rachida Abderrahmani, employée au service commercial.

Les protestataires appellent les autorités locales ainsi que les départements et les institutions concernées, dont le Conseil régional du tourisme (CRT), à intervenir pour inciter les responsables de cet hôtel à honorer leurs engagements envers eux. Surtout que la majorité des employés n’a que son salaire pour nourrir sa famille respective et se prendre elle-même en charge. «Nous sommes le 26 mars et nous n’avons pas encore touché notre salaire du mois de février. Nous réclamons que nos salaires soient perçus chaque mois et à temps. Nous sommes menacés à tout moment de perdre notre travail. D’autant plus que certains de nos collègues ont été licenciés avec des arguments non convaincants», déplore Yassine Ben Cheikh, responsable au service cuisine. Contactés, les responsables ont dit ne pas être habilités à donner de déclarations à la presse devant l’absence du directeur de cet établissement hôtelier. Les protestataires envisagent, après ce mouvement de 48 heures, de se lancer dans une série de grèves et sit-in pacifiques pour pousser la direction de l’hôtel à rompre le silence et accepter d’ouvrir le dialogue avec eux.

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