Tanger : la station de traitement des eaux usées est opérationnelle

Tanger : la station de traitement des eaux usées est opérationnelle

Située derrière le port de Tanger, la station de traitement des eaux usées est construite sous forme d’un paquebot, entouré de jardins. Elle est déjà opérationnelle depuis le mois d’octobre 2009. C’est ce qu’a affirmé le directeur régional d’Amendis, Xavier Joseph lors d’une visite organisée, vendredi 15 janvier, à cette station de la presse. D’un coût global de 600 millions DH, cette station permet de traiter, en moyenne, un volume de 218 mille m3 d’eaux usées par jour et avec un débit horaire de pointe de 3,8 m3 par seconde. Et la mise en œuvre de cette station vient renforcer l’engagement d’Amendis pour la dépollution de la baie de Tanger. Selon les responsables d’Amendis, la réalisation de ce projet s’assigne pour objectif «d’arrêter la pollution créée par le déversement de la quasi-totalité des eaux usées générées par Tanger, directement dans les oueds et la mer sans traitement».
La station de traitement des eaux usées qui se situe au niveau du rejet principal de la ville est bâtie sur une plate-forme maritime de 10.850m2 «qu’on a gagnée sur la mer», a précisé Xavier Joseph.
Soulignons que cette plate-forme qui est située à l’ouest de la jetée du port de Tanger est ceinturée par une digue de 300 m de long. Elle est protégée par des enrochements, des tétrapodes de 4 m3 chacun et un mur de garde en béton de 4 m de haut. Par ailleurs, les effluents traités par la nouvelle station sont rejetés au large du détroit via un émissaire marin. Fabriqué en Norvège, cet émissaire mesure 2,2 km de long et 1,3 m de diamètre interne. Ses caractéristiques techniques lui assurent flexibilité et longue durée de vie et permettent l’utilisation la méthode dite de «flottaison et d’immersion» pour son installation. Non altérable et non toxique, le polyéthylène dont il est constitué résiste à l’abrasion et aux manipulations les plus rudes, tandis que sa densité garantit sa flottabilité dans l’eau de la mer. Notons que «l’exutoire des Portugais », conduit central du premier réseau d’assainissement de la ville, a été construit il y a plus de deux siècles. Ce système de captation et de transport des eaux usées servait à collecter l’ensemble des eaux usées de l’ancienne médina pour les rejeter en mer sans traitement. L’exutoire des Portugais a été agrandi, au début des années 70 jusqu’à atteindre les nouveaux quartiers de la ville. La quasi-totalité des eaux usées de la wilaya était donc rejetée en mer et dans les oueds sans traitement, soit un volume journalier de l’ordre de 80 mille m3. Une situation qui s’est inévitablement répercutée sur les eaux entraînant de véritables désastres écologiques: zones marines détruites, nappes phréatiques contaminées, eaux de mer impropres à la baignade, oueds impraticables, inondations et risques aggravés.

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