Tanger : Le RNI et le PJD raflent la mise

Tanger : Le RNI et le PJD raflent la mise

Les résultats de certains partis à Tanger ont créé la surprise. Ce n’était pas le cas pour les gagnants mais surtout pour les perdants. Le grand perdant de ces dernières communales est l’USFP, parti de Dahmane Derham, qui n’a remporté aucun siège. Le maire sortant a perdu la bataille dans l’arrondissement Tanger-Médina devant les grands noms de la scène politique et associative tels que le conseiller à la deuxième Chambre et tête de liste du RNI, Youssef Benjelloun, le président de l’Association Dradeb Aïn Hayani et tête de liste du PJD, Mohamed Afkir et le conseiller à la deuxième Chambre et tête de liste du PI, Mohamed Larbi Bourass. Comme le reste du Royaume, les bureaux de vote ont commencé, vendredi dernier, jour du scrutin, à accueillir les électeurs dès les premières heures de leur ouverture. Et les Tangérois y ont afflué en grand nombre tout juste après la prière du vendredi. D’aucuns ont confié à ALM qu’ils ont voté pour la personne et non pour le parti. «Le temps du militantisme de grandes formations politiques est révolu. Nous devons élire les personnes à même de gérer la chose locale et de défendre nos intérêts», a révélé Sanae, aide soignante à Tanger. Par ailleurs, Tanger a connu, lors de ces élections communales, un taux de participation de près de 38% (109.773 électeurs). Le RNI et le PJD y sont arrivés ex aequo en tête de ce scrutin avec 43 sièges chacun. Ils ont, de ce fait, dépassé de loin les autres formations politiques qui ont présenté des hommes d’affaires et des responsables élus du conseil de la ville sortant. Le Mouvement populaire (MP) qui arrive en troisième position a atteint 22 sièges. Notons que le parti islamiste a misé sur de grandes compétences parmi ses candidats tels le député parlementaire et tête de liste péjidiste dans l’arrondissement de Béni Makada, Mohamed Najib Boulif et la députée parlementaire et tête de liste péjidiste dans l’arrondissement Charf Mghougha, Fatima Ben Lahcen et Mohamed Diaz, ingénieur et tête de liste péjidiste dans l’arrondissement Charf Souani. «Nous sommes grâce à ces compétences déterminés à remporter ces élections et prendre la responsabilité de la gestion de la ville», avait affirmé M. Boulif lors d’un meeting organisé, il y a une semaine à Tanger et présidé par le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane. De même, le RNI, autre grand gagnant de ce scrutin, a bien choisi ses listes de candidats au niveau local. Outre les arrondissements de Charf Souani et Tanger Médina, ce parti a raflé un nombre important de sièges dans l’arrondissement Tanger- Médina, ainsi qu’un grand nombre de sièges dans les deux autres arrondissements de Charf Mghougha et Béni Makada, et ce grâce à ses deux têtes de listes les présidents desdits arrondissements respectifs, Abdelaziz Ben Azzouz et Mohamed Hamami.

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