Tanger : Les chauffeurs de taxis interurbains en colère

Tanger : Les chauffeurs de taxis interurbains en colère

Une nouvelle mesure leur interdit la circulation au centre-ville

Les professionnels du transport interurbain par taxis première catégorie viennent d’observer, vendredi 29 novembre, un sit-in devant le siège de la wilaya à Tanger. Ils protestent contre la nouvelle mesure qui leur interdit la circulation au centre-ville. «Nous nous mobilisons encore davantage et plus particulièrement avec les chauffeurs de grands taxis des deux lignes au départ d’Asilah et Tétouan à destination de Tanger. Car ils sont plus touchés par cette nouvelle mesure que nous considérons injuste pour eux. Leur interdiction de se déplacer jusqu’au centre-ville nous rappelle d’autres plus anciennes remontant à l’époque où Tanger était sous statut international.

Et pendant laquelle à titre d’exemple, les habitants d’Asilah et de Tétouan étaient autorisés à entrer en ville, mais ils ne pouvaient pas avoir accès à certaines parties du territoire urbain», a affirmé le secrétaire local de l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM) des chauffeurs de taxis première catégorie à Tanger, Ibrahim El Hayat. Les protestataires ont fait part, au cours de ce sit-in de 2h30 mn, qu’ils ont toujours appelé à l’organisation et la professionnalisation du secteur pour accompagner le grand dynamisme que connaît Tanger, et ce à travers les grands projets structurants réalisés dans le cadre du programme Tanger-Métropole. Parmi lesquels, «la nouvelle gare routière de Tanger dont nous, professionnels d’Asilah, sommes conscients de son importance avec tous ses équipements ultramodernes.

Nous considérons Alsa comme notre partenaire, dont l’entrée en service des bus interurbains Tanger-Asilah a créé un certain dynamisme sur notre ligne. Nous avons pensé que tous ces projets joueraient en faveur de l’évolution de notre secteur. Mais nous sommes surpris de cette nouvelle mesure qui nous impose un court circuit urbain, s’achevant à la nouvelle gare routière», a dit Abdelhafid Hourma, secrétaire local UGTM des chauffeurs de grands taxis à Asilah.
Les chauffeurs de taxis d’Asilah disent qu’ils sont, depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure, quasiment au chômage. «Beaucoup de nos passagers zaïlachis nous demandent de les ramener au centre-ville. Ils viennent généralement à Tanger pour travailler, voir le médecin, régler quelques affaires administratives ou consulaires,… Nous comptons également parmi nos clients des familles étrangères résidant à Asilah et des touristes de passage que nous avons l’habitude de ramener à Achakar, la Marina ou d’autres sites historiques et touristiques de la ville.

Nous sommes fiers d’avoir réussi à gagner la confiance de nos clients, mais nous nous sentons en même temps gênés de ne de pas pouvoir les emmener désormais aux endroits de leur choix», a dit M. Hourma, avant d’ajouter que «nous réclamons l’ouverture d’un dialogue avec les autorités pour trouver une issue à cette crise, qui affecte aussi bien les professionnels de taxis que les simples citoyens».

A l’instar des chauffeurs de taxis interurbains d’Asilah, ceux de Tétouan disent qu’ils ont perdu bon nombre de leurs clients en faveur de développement du transport clandestin, qui constitue encore davantage une concurrence déloyale à leur encontre. Ils réclament ainsi une station secondaire (sur la route nationale reliant Tanger à Tétouan) leur permettant de regagner la confiance de leur clientèle et de les fidéliser comme c’était le cas avant.
Il est à noter qu’à l’issue de ce mouvement de contestation, les autorités ont promis d’ouvrir, à partir de lundi, un dialogue avec les professionnels pour pouvoir discuter ensemble de différents points relatifs à ce dossier.

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