Taxis : Le contrat d’exploitation fortement contesté

Taxis : Le contrat d’exploitation fortement contesté

Le secteur des taxis connaît des changements. Dès le mois courant, un «contrat d’exploitation» devrait entrer en vigueur pour remplacer le «contrat –type» qui lie le titulaire de l’agrément à l’exploitant. Ce nouveau document qui a été préparé conjointement par les ministères de l’intérieur et de la justice a suscité la colère des titulaires des agréments qualifiant cette mesure «d’injuste». «Nous contestons cette nouvelle mesure qui constitue un préjudice pour les titulaires des agréments. Les autorités qui ont subi une forte pression de la part des chauffeurs de taxis à travers plusieurs mouvements de grèves ont fini par se plier à leurs revendications en leur accordant plusieurs avantages et ce à notre détriment», s’insurge Ahmed Warrak, représentant des propriétaires et titulaires d’agréments de taxis. Et d’ajouter : «nous avons envoyé plusieurs lettres aux ministères de l’intérieur et de la justice pour contester cette mesure. A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse des deux départements». Les propriétaires et titulaires d’agréments de taxis revendiquent un contrat équilibré qui ne lèse aucune partie «Nous voulons un contrat qui accorde le droit à toutes les parties de façon équitable», affirme M. Warrak. Ces derniers contestent entre autres les conditions d’octroi des permis de confiance aux chauffeurs de taxis. «Quiconque peut se procurer ce type de permis», déclare-t-il. Et pourtant, l’octroi des permis de confiance aux chauffeurs de taxis obéit à des dispositions réglementaires décidées au niveau local dans le but de mieux organiser le secteur, améliorer ses prestations et assurer la sécurité des usagers. Une circulaire du ministère de l’intérieur réserve l’octroi de ces permis aux autorités locales afin de tenir compte des spécificités économiques et urbanistiques de chaque ville. Les conditions d’obtention de ce permis varient en fonction des localités. A titre d’exemple, à Casablanca, les candidats à l’obtention du permis de confiance doivent répondre à certains critères : être âgé entre 23 et 45 ans et avoir un certain niveau d’étude pour pouvoir exercer le métier. Par ailleurs, il est à souligner que le nouveau document qui sera généralisé au niveau national prévoit l’obligation pour le chauffeur de taxi d’avoir une carte professionnelle d’une durée de 6 ans, renouvelable une seule fois. Rappelons que les fameux agréments ont figuré parmi les points de contestation des chauffeurs de taxis lors des mouvements de grèves qui se sont tenus en avril dernier. Les grévistes avaient appelé à une libéralisation du secteur. Les agréments sont accordés par le ministère de l’intérieur, via les gouverneurs et walis. Sur le plan régional, sa gestion est confiée aux walis et gouverneurs.

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