Témoignages

• Personnellement, je dirai que je souffre de concupiscence sexuelle ou ce qui s’appelle SEGP, après je ne suis pas non plus une spécialiste. J’irai jusqu’à dire que je pensais être un cas isolé. Il se passe que lors d’un rapport je n’ai pas d’orgasme. Je peux faire l’amour des heures, je ne suis pas satisfaite. Moi j’ai cru que ces crises que j’avais eues sont dues à mes frustrations, je me sens insatiable. Tout commence par une excitation banale, qui s’amplifie au fil des heures voire même des jours, je ressens comme des coups de courant dans tout le corps, j’ai des frissons, j’ai l’impression d’avoir le clitoris en feu qui gonfle et s’engourdit. Cette sensation est plus que désagréable, car j’ai à ce moment l’impression que rien ni personne ne peut me soulager. J’ai même des fois envie de crier tellement c’est «douloureux» (ce n’est pas le mot adéquat, mais c’est celui qui se rapproche le plus). Je suis à fleur de peau à ce moment-là, j’ai l’impression de devenir folle, mon cerveau s’embrume. En tout cas, je peux vous assurer que je souffre de cette situation. Mes amies n’en reviennent pas, et ce n’est pas toujours évident d’en parler, cela est souvent associé à la nymphomanie, mais je crois que ce n’est pas la même chose.

• Mon gynécologue m’a prescrit du Celexa que je prends à petites doses (10mg) depuis 6 semaines: les symptômes ont disparu à 95% et je me sens soulagée – le stress était énorme parce que cette excitation permanente crée une énorme tension difficile à supporter mais qui se fait en dehors de tout contexte amoureux ou même sexuel. Je dirai même que cette tension permanente est épuisante. Le Celexa a quelques effets secondaires minimes pendant au moins 4 semaines: avec de légères nausées et un peu de somnolence. Je n’ai pas eu à augmenter la dose qui est inférieure à la dose de base prescrite dans le traitement des dépressions. J’ai le sentiment d’avoir retrouvé l’usage de mon corps. Les hommes qui font des gorges chaudes de cette pathologie devraient imaginer leur situation s’il souffrait de priapisme qui est une érection permanente qui peut conduire à des problèmes de santé très graves et rapidement.

• Je ne sais pas si je souffre du syndrome d’excitation sexuelle persistante (SEGP), ou s’il faut juste que je me sorte le sexe de la tête. Cependant, depuis que j’ai couché avec mon mari pour la première fois et que j’ai découvert le sexe, je suis exitée quasiment en permanence. Quand je me lève, quand je me lave, quand je parle avec tel ou tel, quand je ne fais rien, toute la journée. Et ça fait cinq jours que ça dure. De plus, les seules fois où je ne suis pas excitée, je ressens des brûlures à l’entrée du vagin, car à ce moment là, je suis toute desséchée. C’est très très très fatiguant. J’ai beaucoup de mal à rester concentrée, je dors très mal et suis très irritable. Je ne trouve vraiment aucune autre solution en dehors de la masturbation et de l’acte sexuel, cependant ça ne me soulage que temporairement et je mets du temps à atteindre l’orgasme.

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