Terrorisme nucléaire : la déclaration de Rabat

La première réunion de l’Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire, qu’a abritée Rabat les 30 et 31 octobre, a débouché sur l’adoption d’une Déclaration de principes pour asseoir les moyens de faire face à un problème qui inquiète le monde entier.
Les pays, partie à cette initiative, ont mis les jalons d’une coopération internationale plus étroite en la matière et dédiés notamment à la répression du terrorisme nucléaire selon les dispositions juridiques internationales et essentiellement les engagements onusiens : les résolutions 1373 et 1540 du Conseil de sécurité de l’ONU et la Convention internationale pour la lutte contre le terrorisme nucléaire. Cette coopération, indique la Déclaration de Rabat, visera à renforcer la détection du matériel nucléaire susceptible de faire l’objet de trafics délictueux, mais surtout la protection d’infrastructures nucléaires pouvant être "mises à contribution" par des mouvements terroristes ou subir des attaques criminelles.
Les douze pays, en conclave pendant deux jours au Maroc, ont également prévu de resserrer, davantage, l’étau autour des groupes terroristes tentés par le recours au nucléaire de manière, par exemple, à empêcher les membres de ces derniers du droit d’asile garanti par plusieurs pays de la planète. Pour sa part, le Maroc, par la voix de sa diplomatie, a déclaré endosser la Déclaration de Rabat et adhérer au club, très restreint encore, qui forme l’Initiative globale de lutte contre le terrorisme nucléaire. C’est ce qu’a déclaré Omar Hilale, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères.
Le Maroc a été choisi par les présidents américain et russe d’abriter la première réunion de cette initiative adoptée lors du sommet des chefs des deux puissances, le 15 juillet dernier à Saint-Pétersbourg. 
En devenant membre de cette Initiative globale, le Maroc réaffirme son engagement dans la lutte contre le terrorisme et fait partie, désormais, des pays engagés contre l’une des facettes les plus terribles de ce fléau.
Cet engagement a d’ailleurs été salué par les participants à cette première réunion et en premier lieu par Robert Joseph qui a co-présidé les travaux du conclave de Rabat. Le sous-secrétaire d’Etat US chargé du contrôle de l’armement et de la Sécurité internationale a déclaré que «le Maroc, qui s’est octroyé une "place de choix" en abritant cette rencontre, est devenu un "partenaire essentiel" dans la lutte contre le terrorisme nucléaire».
Parmi les 12 pays représentés lors de cette réunion, on cinq puissances nucléaires mondiales : les Etats-unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et la Chine en plus de l’Australie, l’Allemagne, l’Italie, le Kazakhstan, le Japon et la Turquie. Le Maroc, en plus de l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) participaient en tant qu’observateurs. La Convention internationale pour la lutte contre le terrorisme nucléaire a été adoptée en avril 2005 sous la présidence marocaine de la cinquième commission de l’ONU (Commission juridique). Un an plus tard, le Maroc signait cette convention comme il avait signé, depuis longtemps, le Traité de non-prolifération nucléaire.

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