Tournesac : «le Maroc est un marché propice»

Tournesac : «le Maroc est un marché propice»

ALM : Vous êtes présent au Maroc depuis 2000 ; aujourd’hui, vous avez réussi à consolider votre position en l’espace de cinq années. Quelle est votre stratégie ?
Denis Tournesac : Nous nous sommes initialement installés au Maroc, comme nous l’avons fait dans de nombreux pays d’ailleurs, afin de pouvoir accompagner nos clients internationaux dans le déploiement de leur système d’information RH. Nous avions bien évidemment identifié les potentialités offertes par le marché local et la volonté d’ouverture croissante du Maroc à l’économie mondiale, prometteuse en matière d’investissements. Depuis, en totale conformité avec la stratégie globale de notre groupe, nous avons cherché à apporter une réponse aux clients locaux désireux de mettre en place une solution de gestion des Ressources humaines intégrée et à moindre coût.

Vous avez lancé récemment une nouvelle activité, le «nearshoring». Comment se caractérise ce nouveau positionnement et quels sont ses enjeux ?
Comme vous le savez, le secteur des technologies et systèmes d’information connaît, sous la forte pression concurrentielle et la globalisation des marchés,  un engouement croissant pour l’emploi de ressources offshore/nearshore.
Cette tendance s’est particulièrement accélérée avec l’avènement de l’outsourcing, c’est-à-dire de l’externalisation des services informatiques que plusieurs grands groupes pratiquent pour se recentrer sur leur cœur de métier. Arinso n’est pas absent de cette tendance. Après avoir étudié, au cours de l’année 2004 l’offre de plusieurs grands fournisseurs offshore localisée en Inde et en Asie/Pacifique, Arinso a néanmoins conclu que les ressources nécessaires à l’exécution de son Business Model n’étaient pas disponibles auprès de telles sociétés, et qu’il fallait, par conséquent, envisager le développement en interne, de ses propres pôles de compétence en mode offshore et nearshore.
Toutefois, si l’offshore et le nearshore sont souvent motivés par le transfert d’activités à des coûts de production inférieurs, cette pratique présente plusieurs avantages qui dépassent cependant les simples considérations monétaires.

Concrètement, qu’est-ce qui a motivé votre «activité nearshor» dans le cas du Maroc ?
Dans le cas d’Arinso Africa, nous avons décidé d’exploiter les multiples bénéfices de la situation du marché marocain, à savoir un marché de proximité géographique, propice à employer des ressources pour le compte de projets et de clients situés en Europe et particulièrement sur le marché français, compte tenu de l’identité linguistique.
Une telle proximité favorise la livraison en temps réel d’un service de contact clienst ainsi que le transfert de compétence. Le Maroc constitue, par ailleurs, un marché de l’emploi nourri de ressources disposant d’une excellente formation académique aux nouvelles technologies, et très motivé par la formation complémentaire que nous dispensons. Nous avons notamment, à ce titre, développé depuis plus d’un an maintenant un partenariat étroit avec l’Université d’Akhawaye. De manière globale, nous avons maintenant une plate-forme opérationnelle à Casablanca, laquelle intervient sur deux types de prestations en mode nearshore, à savoir le développement de solutions Clients HR basées sur les technologies de l’Internet et du Web et la fourniture de services de maintenance pour le compte de clients français gérés en mode externalisé.

Quelles sont vos perspectives pour l’année 2006 ?
Nous nous attendons à une année de fort retour sur investissement. Par ailleurs, nous assistons à un développement extrêmement rapide de la demande relative au service que nous réalisons en mode nearshore. Nous prévoyons, par conséquent, de poursuivre à un rythme élevé nos recrutements.

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