Tours vaut largement le détour

Tours vaut largement le détour

Recelant de féeriques parcs et jardins, la ville de Tours mérite le titre de la «capitale du jardin de la France». A première vue, le visiteur est séduit par ses grandes avenues ombragées, ses nombreux espaces verts regorgeant d’histoire et de légendes. Le Jardin botanique, le parc des Prébendes d’Oé, le jardin de la Préfecture, le Square François Sicard, le jardin du musée des beaux-arts et le parc Mirabeau rivalisent d’arbres et de fleurs. Il faut dire que les Tourangeaux ont un faible pour les jardins publics, ornés d’arbres et de plantes exotiques originaires, entre autres, de la Chine, du Liban et d’Amérique. Réalisé en 1843 à l’initiative du pharmacien Jean Anthyme Margueron, le jardin botanique est le plus ancien site de la ville. Cet espace d’une superficie de cinq hectares comporte plus de 2000 espèces. La richesse des collections de plantes médicinales et l’originalité des présentations font de ce jardin scientifique un lieu remarquable de promenade, de détente et de découverte.
Autre lieu de promenade romantique, le parc des Prébendes d’Oé. Créé en 1872 par les frères Bühler, deux paysagistes d’origine suisse, cet emplacement  émerveille par sa végétation exubérante, d’un vert éclatant et d’une vitalité triomphante. Cet espace est rehaussé par la présence de la statue du poète Ronsard, entourée de roses, en référence à son nom et celle du poète Racan.
Par ailleurs, les Tourangeaux vouent un véritable culte à la fleur. Tous les mercredis et samedis, se tient le marché aux fleurs au boulevard Béranger, en face du Palais de la justice. Une tradition séculaire bien ancrée, qui date de 1856. A cette date, le Conseil municipal installe ce marché sur une partie de la place d’Aumont, devenue depuis place Gaston Pailhou. Emplacement jugé très restreint à cette époque, la municipalité a décidé alors de le transférer au boulevard Béranger. Ce dernier se transforme le temps d’une journée en un jardin multicolore. En plein centre-ville, des vitrines fleuries s’offrent aux visiteurs. Cent quarante ans d’existence, le marché aux fleurs de Tours est l’un des plus beaux de l’Hexagone. Pour les passionnés d’histoire, ils y trouveront également leur compte.
Tours,  qui est située au cœur du Val de Loire, classée au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, est également une ville d’art et d’histoire qui recèle des trésors comme la monumentale salle des fêtes de l’Hôtel de Ville, le musée des beaux-arts et celui de compagnonnage ainsi que la cathédrale Saint-Gathien. Ses châteaux témoignent d’un passé prestigieux. En s’approchant des lieux, ses pierres nous livrent les secrets d’une histoire oubliée. Situé à Vouvray, au cœur de la vallée de la Loire, le château de Moncontour fut la propriété des seigneurs de Touraine. Le premier propriétaire fut Guillaume de Saint Maure qui l’acquit en 1271. Sur les ruines de cette première construction, Charles VII fit édifier le château actuel pour l’offrir à la Dame de beauté, Agnès Sorel. Le charme et l’élégance des lieux ont séduit Balzac qui immortalisa Moncontour dans son célèbre ouvrage  «La femme de trente ans». Dans ses lettres à son amie la Princesse Hanska, il en parle avec passion. En longeant l’Indre, on retrouve le château de l’Islette et son moulin.  Construit par René de Maillé, il perpétue la grandeur et l’audace de leurs bâtisseurs. L’historique de l’Islette et de sa restauration sont contées aux visiteurs par la propriétaire Madelaine Michaud, une grande Dame qui voue une passion à ce château.
Pour les gourmets qui désirent découvrir la confiserie traditionnelle tourangelle, La livre Tournois Poirault est le lieu idéal à visiter. Dans la confiserie, la plus ancienne de la ville créée en 1807, on peut trouver les délicieux sucres d’orge à l’ancienne, à la vanille et à la fleur de sureau. Autres spécialités de la maison : le pruneau farci à la tourangelle, la muscadine et La Livre Tournois, reproduction en chocolat de la pièce de monnaie de référence dans tout le centre Ouest durant huit siècles et frappée à Tours. Sans oublier le «Nougat de Tours», le célèbre gâteau tourangeau aux fruits confits.

DNES à Tours

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