Tout est encore possible pour le PJD

La présentation d’un candidat à la présidence de la Chambre des représentants ne veut nullement dire que le Parti de la Justice et du Développement (PJD) s’est positionné dans l’opposition.
C’est ce qui ressort des déclarations du président du groupe parlementaire du PJD, Mustapha Ramid. Dans une déclaration à notre rédaction, le responsable de cette formation politique islamiste estime que « le parti n’a pas encore décidé s’il doit aller à l’opposition ou non ». Il considère que le communiqué rendu public à la fin des travaux du Conseil national de son parti a précisé que « le parti n’est pas concerné par la participation à ce gouvernement », ce qui ne signifie pas que le PJD ait opté pour l’opposition. « D’ailleurs, aucune formation politique qui se respecte ne peut décider d’aller à l’opposition avant de connaître les composantes de la coalition gouvernementale et les grandes lignes de son programme », dit-il.
Ramid explique que la position définitive du parti ne saurait être décidée pour le moment. « Si, par exemple, le Premier ministre forme une coalition et présente un programme politique conforme à nos principes et notre programme, nous ne pourrons pas faire de l’opposition et nous opterions pour le soutien même si nous ne faisons pas partie de la coalition gouvernementale », explique-t-il.
Il rappelle, à ce propos, le soutien du PJD au premier gouvernement de l’alternance consensuelle. « En soutenant le gouvernement de l’alternance, nous avions manifesté notre appui à une étape importante que vivait notre pays, mais cette fois, l’éventuel soutien serait basé sur le programme, ainsi en est-il de notre positionnement à l’opposition qui ne peut être décidé qu’après avoir pris connaissance du programme du gouvernement », assure-t-il. Il ajoute par ailleurs que le fait que le parti s’estime nonconcerné par la participation au gouvernement est dû, en réalité, au fait que « le parti n’a pas été invité à faire partie du gouvernement ». S’agissant de la disposition du Conseil national « à se réunir une nouvelle fois au cas où des développements significatifs surgiraient » au sujet de la participation au gouvernement annoncée par le communiqué du parti, Ramid avoue que cela signifie que « le Conseil national se réserve le droit de prendre la décision de la participation ». Cela signifie donc que le pouvoir décisionnel à ce sujet n’est pas du ressort du Secrétariat général. Rappelons que le Conseil national du PJD avait tenu, dimanche à Rabat, une session extraordinaire consacrée aux derniers développements sur la scène politique nationale. À l’issue des travaux, un communiqué avait annoncé que le Parti de le Justice et du Développement « n’est pas concerné » par la participation au prochain gouvernement. Le même communiqué insiste sur la disposition du Conseil national « à se réunir une nouvelle fois au cas où des développements significatifs surgissent à ce sujet ».
Par ailleurs, le groupe parlementaire du parti dans la Chambre des représentants a présenté Lahcen Daoudi en tant que candidat à la présidence de la première Chambre face au candidat de la « majorité », Abdelouahed Radi. Une candidature qui avait été interprétée par les observateurs politiques comme « un positionnement officiel dans l’opposition ».

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