Tout le monde veut accueillir les négociations

Tout le monde veut accueillir les négociations

Peter Van Walsum entamera, à partir du 15 mai 2007, une tournée dans la région pour préparer des négociations entre le Maroc et le Polisario. De sources informées, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu au Sahara se rendra au Maroc, en Algérie, mais aussi en Mauritanie pour parvenir à un consensus sur la date de ces négociations, leur lieu et d’autres modalités liées à la constitution des groupes respectifs de négociateurs.
Selon les mêmes sources, les négociations devraient se tenir au siège de l’ONU même si plusieurs pays s’étaient proposé pour les abriter : l’Espagne et la Norvège, entre autres.
Mais déjà le Polisario a exprimé des réserves quant à d’éventuelles négociations à Madrid jugeant que le gouvernement Zapatero avait pris fait et cause pour le Maroc. D’ailleurs, le Polisario avait déclaré être prêt aux négociations là où les Nations Unies disposent d’un siège.
Les séparatistes, comme à l’accoutumée, avaient déjà commencé une nouvelle série de tergiversations en essayant d’imposer leurs diktats au Maroc et à la communauté internationale en ce qui concerne la composition des équipes de négociateurs. Ainsi, ils ont demandé que ces négociations n’impliquent pas de Sahraouis du côté marocain et notamment ceux membres du Corcas. Ils mettent cette exigence dans le cadre de ce qu’ils appellent, reprenant les termes de la résolution 1754, la "bonne foi". Le Maroc, pour sa part, n’aurait émis aucune réserve quant aux noms des polisariens qui pourraient prendre part aux négociations rappelant toutefois que le même principe de «bonne foi» implique que l’autre partie n’édicte pas de conditions de ce genre.
Le Polisario aurait déjà désigné un premier cercle de négociateurs qui comprend le "premier ministre" de la RASD, Taleb Omar, Lamine El Bouhali, "ministre de la défense", ainsi que Mohamed Yeslem Beisse, ambassadeur de la RASD à Alger. Ce dernier aurait été choisi pour "mieux coordonner" avec l’Algérie lors du déroulement des négociations, indiquent des sources informées. Le Polisario aura également recours à l’un de ses jeunes diplomates en poste à Londres.
Du côté marocain, aucune annonce officielle n’a été faite concernant la composition de la délégation nationale alors que plusieurs noms sont déjà avancés. Il s’agit de Mohamed Yassine Mansouri, Fouad Ali El Himma et Taeïb Fassi Fihri, soit l’équipe qui a mené une vaste campagne internationale de sensibilisation à la proposition marocaine.
En plus, éventuellement, de Mohamed Mae El Aïnine, ambassadeur du Maroc au Soudan, de Khalid Zerouali, gouverneur, directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, et El Arbi Mrabet, gouverneur chargé de la coordination avec la MINURSO.
Dans la résolution du Conseil de sécurité, les membres de l’organe onusien ont appelé Ban Ki-moon à organiser, sous ses auspices et avec le concours "approprié" des Etats membres, des négociations entre les parties au conflit. Le Conseil de sécurité a "prié" le secrétaire général de l’ONU à présenter un rapport, fin juin, sur «l’état de ces négociations» et des «progrès réalisés». Le Conseil de sécurité ajoute, dans sa résolution, son «intention de se réunir pour recevoir et examiner» ledit rapport.

         

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