Tractations électoralistes au PPS de Fès

Le PPS est un petit parti. Cela tout le monde le sait. Il a été minoritaire dans le passé et il l’est toujours ; mais la donne nouvelle qui colle à cette formation politique depuis la moitié de la dernière décennie, c’est qu’au sein de ce parti, les dissensions internes foisonnent et prolifèrent comme un champignon. Bien entendu, un tel phénomène n’est pas lié au PPS seulement mais à la majorité des partis politiques marocains, à tel point que l’on pourrait dire que l’histoire de ceux n’est en fin de compte que l’histoire de leurs dissensions et scissions. Aussi, plus les échéances électorales approchent, plus ces formations deviennent vulnérables et objet de guerre de positions. En effet, dans la circonscription de Zouagha Moulay Yacoub, on ne connaît ni le courant de Shimon Lévi, «Lazilna Ala Attarik», ni les tractations que connaît Saïd Fekkak, au niveau de la Jeunesse socialiste. Dans cette section du parti appartenant à la région de Fès, ce qui compte, c’est la conquête du «pouvoir», particulièrement au vu des prochaines échéances de septembre 2002. Pour prendre d’assaut les instances dirigeantes, certains militants sont allés, selon la section centrale du parti, jusqu’à faire appel à des sbires afin de créer une nouvelle section. Soit un cadre d’organisation sur mesure qui pourrait garantir le monopole dans le choix des candidats aux élections. Cette manoeuvre s’est illustrée à l’occasion de l’assemblée générale du 2 décembre, lorsque des membres du parti commencèrent à distribuer des cartes d’adhésion à des personnes suspectes et n’ayant jamais eu de rapport avec le PPS, précise une lettre adressée, à cet effet, au secrétaire général du parti, Ismaïl Alaoui. Plus grave encore, la transgression des dispositions du statut a été conduite par la bénédiction et le soutien du député de la circonscription J’nanet-Fès, rapporte la plainte précitée. Enfin, le comble, dit-on, c’est lorsque le journal du parti prit acte en faveur de la violation des règles, en publiant la liste présumée d’un bureau illégal.

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