Travailleurs domestiques : Human Rights Watch s’informe

Travailleurs domestiques : Human Rights Watch s’informe

Joe Stork, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Human Rights Watch, l’Organisation internationale de défense des droits fondamentaux, a effectué mercredi une visite d’information au Maroc. Au cours de ce séjour qui rentre dans le cadre d’une tournée d’information dans la région, le responsable associatif a été reçu par le ministre de l’emploi et de la formation professionnelle au siège de son département. L’entretien entre les deux hommes a porté sur la protection légale du personnel de maison dont le Maroc a été un ardent défenseur lors de la 100ème conférence de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui s’est tenue à Genève. Assemblée au cours de laquelle Jamal Rhmani a représenté le Maroc. Le ministre a rappelé à cet égard à son interlocuteur que le Royaume a été l’un des quatre pays à intervenu dans cette tribune pour soutenir la convention internationale sur le travail décent des travailleurs domestiques. Répondant aux demandes d’information du haut cadre de HRW, il a déclaré qu’un projet de loi garantissant les droits des travailleurs domestiques a été déposé au Parlement et que seul le calendrier des élections en a retardé l’examen. «Ce sera au Parlement issu des élections du 25 novembre de le faire», a-t-il affirmé. Le ministre a également expliqué que l’adoption de la convention sur le travail décent des employés de maison a grandement contribué à désembourber le projet de loi marocain, auparavant objet de négociations qui ont traîné en longueur. Avec l’adoption de ce texte qu’il a donnée pour certaine au motif que les parlementaires ont été les premiers à le demander, les relations entre employeur et travailleur domestique recevront valeur de contrat légal et ces derniers bénéficieront de la couverture sociale et médicale. De plus, a dit Rhmani, le projet interdit le travail des enfants de moins de quatre ans et soumet celui des adolescents dont l’âge varie entre 14 et 16 ans à l’approbation de leurs tuteurs. Le ministre qui a expliqué à son interlocuteur que la contractualisation de facto des relations, entre l’employeur et le travailleur domestique, les soumet automatiquement à l’appréciation de l’inspection du travail, a déclaré que cette mesure intéresse plus particulièrement les bonnes. En outre, le travail des moins de 14 ans est interdit et celui des adolescentes est soumis à l’aval de leurs tuteurs, leur travail doit être décent dans le sens où l’entend l’OIT. Ces conditions de travail et d’existence peuvent être aussi – en cas de réclamation- objet de l’évaluation de l’Inspection du travail, a-t-il conclu.

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