Tripoli rejette un rapport d’Amnesty mais l’invite à une nouvelle enquête

Tripoli rejette un rapport d’Amnesty mais l’invite à une nouvelle enquête

La Libye a rejeté jeudi un rapport d’Amnesty International critiquant la situation des droits de l’Homme dans ce pays, et  a invité cette organisation à une nouvelle «visite sur le terrain», selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Dans un rapport publié mercredi, Amnesty a estimé que la réintégration de la Libye dans le concert des nations n’a pas été accompagnée d’avancées significatives dans le domaine des libertés, affirmant que la situation des droits de l’Homme dans ce pays «reste dramatique». La Libye «rejette et dénonce les fausses informations contenues dans ce rapport qui ne reflète pas la situation réelle des droits de l’Homme dans le pays», a dit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié sur son site Internet. Pour Tripoli, le rapport revèle «le manque de compréhension de ses auteurs et leur ignorance du système politique» en Libye. Affirmant «son souci pour le respect des droits de l’Homme, de sa liberté et sa dignité», le ministère des Affaires étrangères invite une délégation d’Amnesty à une nouvelle «visite sur le terrain pour s’enquérir de la réalité». Selon le communiqué, le rapport contient des «informations fallacieuses» sur la justice libyenne qui est «basée sur le principe de l’indépendance judiciaire et l’impartialité». Tripoli affirme par ailleurs que «la juridiction libyenne criminalise la torture, les mauvais traitements et la discrimination». Dans son rapport, Amnesty International a dénoncé notamment le «recours à la flagellation pour punir l’adultère, le maintien en détention illimitée et des atteintes aux droits des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile, ainsi que le lourd passif représenté par les cas non élucidés de disparitions forcées de dissidents». «Les forces de sécurité, quant à elles, continuent à jouir de l’impunité pour leurs agissements», selon l’organisation basée à Londres. Selon Amnesty, son rapport est en partie basé sur les conclusions d’une délégation de l’organisation qui a pu se rendre en Libye en mai 2009, pour la première fois en cinq ans.

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