Trois candidats menacent de se retirer

Trois candidats en lice pour l’élection présidentielle algérienne du 9 avril, ont menacé de se retirer de la course en raison de dépassements dans la campagne électorale, annoncent mardi des journaux algériens.
Lors d’une conférence de presse qu’ils ont animée lundi à Alger, les représentants des candidats Djahid Younsi, secrétaire général du mouvement El-Islah, Mohand Oussaïd Belaïd, indépendant et Ali Fawzi Rebaïne, président du parti Ahed 54, ont dénoncé des dépassements en faveur du président-candidat, Abdelaziz Bouteflika. «Toutes les probabilités sont à envisager, même le retrait de la course électorale, nous avons le courage qu’il faut pour prendre les mesures que nous jugerons adéquates et tout est possible d’ici le 9 avril», a averti Mohamed Seddiki, représentant du candidat Ali Fawzi Rebaïne. Le quotidien El Watan se demande si le scénario de 1999 va se reproduire lorsque six candidats sur sept s’étaient retirés de la course.
Le représentant de Mohamd Oussaïd a affirmé pour sa part que la commission politique pour la surveillance des élections a atteint une situation de blocage et son président joue à gagner du temps. «A chaque fois que nous faisons état des dépassements au président de cette commission, Mohamed Teguia, pour qu’il réagisse, il se contente de nous dire Allah Ghaleb», a-t-il regretté. Citant les obstacles auxquels ils font face, les représentants des trois candidats ont tour à tour relevé notamment l’indisponibilité de salles pour tenir leurs meetings et surtout le non-respect des critères d’affichage.
Le candidat Ali Fawzi Rebaïne déplore le fait que l’Etat n’ait pas encore versé les subventions destinées au financement de sa campagne qui sont de l’ordre de 1,5 milliard de centimes (environ 150.000 euros). Il s’élève également contre le bouclage de certaines villes en y interdisant tout accès lorsque le président candidat Bouteflika s’y trouve. Les six candidats en lice pour le scrutin présidentiel du 9 avril continuent de sillonner les 48 wilayas algériennes pour expliquer leurs programmes respectifs au plan social et économique. Outre les candidats précités, Abdelaziz Bouteflika et Louisa Hanoune, secrétaire général du Parti des travailleurs (PT) et Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA) ont regretté les importations massives de l’Algérie et sa dépendance aux hydrocarbures, unique source pour financer le budget de l’Etat.

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