Troubles sociaux dans le monde arabe : L’exception marocaine mise en exergue

Troubles sociaux dans le monde arabe : L’exception marocaine mise en exergue

La mobilisation de la diplomatie marocaine a permis aux différentes démocraties, notamment en Europe et en Amérique, de prendre conscience de la spécificité marocaine par rapport à ses voisins en ce qui concerne la situation politique. Le Maroc est un pays qui a bien avancé dans le processus démocratique. C’est ce que confirment les différentes déclarations des dirigeants occidentaux durant les derniers jours. «Le Royaume constitue un modèle de réformes et de démocratisation dans la région», a indiqué, dimanche 27 février, à Rabat, le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires politiques, William Burns, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri. La particularité du Maroc par rapport aux autres pays de la région a été mise en exergue par les dirigeants du Parti socialiste ouvrier espagnol lors d’une rencontre informelle avec les représentants des médias internationaux accrédités en Espagne. «Le Maroc se distingue des autres pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient par le fait qu’il avait amorcé depuis déjà des années un processus de réformes», a affirmé Elena Valenciano, secrétaire de politique internationale du PSOE, qui commentait les événements dans le monde arabe. Et d’ajouter que «la situation au Maroc diffère également de par l’existence d’un véritable jeu politique avec un système multipartite». Même son de cloche auprès du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero. Le Maroc est dans «une situation différente» des autres pays de la région parce qu’il dispose effectivement d’un «système multipartite», a affirmé le chef de l’exécutif espagnol dans un entretien à l’agence Reuters, dont se sont fait l’écho mardi plusieurs médias espagnols. «Les choses sont bien sûr différentes au Maroc. C’est un pays qui a réalisé des réformes… Les citoyens veulent certainement davantage de réformes, mais c’est une situation différente avec un plus grand potentiel de stabilité et de progrès graduels », a estimé Zapatero qui réagissait au vent de changement dans le monde arabe. De son côté, Guido Westerwelle ,chef de la diplomatie allemande, a déclaré que « le Maroc s’est engagé, depuis des années, dans le processus de réformes. Je salue les efforts déployés, de même que l’annonce du gouvernement marocain de continuer sur cette même voie». Le gouvernement britannique a salué, mercredi 23 février, la retenue dont ont fait montre les autorités marocaines durant les manifestations sociales qui ont eu lieu dimanche 20 février dans certaines villes du Royaume. «Nous reconnaissons la retenue des autorités marocaines», a déclaré à la MAP un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. «La majorité des manifestants ont exprimé des revendications de réformes économiques et sociales», a dit le Porte-parole, soulignant que ces manifestations se sont déroulées «dans le calme et d’une manière ordonnée». Jeudi 24 février, l’Institut royal des études internationales Chatham House, basé à Londres, a affirmé que les réformes initiées par le Maroc, durant les dix dernières années, en particulier dans les domaines économique et social, « mettent le pays à l’abri de l’instabilité qui secoue plusieurs pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA)», a affirmé jeudi l’Institut royal des études internationales (Chatham House, basé à Londres). Le directeur du programme MENA au sein de ce prestigieux centre de réflexion a indiqué dans un entretien à la Map que «le Maroc jouit de plusieurs facteurs de stabilité, dont le rôle primordial que joue SM le Roi Mohammed VI dans la conduite du processus de réformes». De son côté, l’Organisation américaine, Human Rights Watch (HRW) a salué les marches pacifiques et l’absence d’intervention de la police. HWR a souligné, lundi 21 février, que des milliers de Marocains ont défilé pacifiquement à travers le Royaume «sans intervention» de la police, et «loin de la force meurtrière» utilisée par les forces de sécurité contre les manifestants dans d’autres pays arabes. « Des milliers de Marocains ont manifesté à travers le pays en grande partie sans intervention de la police, qui, dans certains endroits était à peine visible», a relèvé HRW. A ce sujet, Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord de HRW, a souligné que «Aujourd’hui, les forces de sécurité ont permis aux citoyens marocains de marcher pacifiquement». Le quotidien américain The Wall Street Journal a relevé «l’absence de violences et de présence policière visible» lors des manifestations organisées dimanche dans certaines villes du Maroc, soulignant que ce constat contraste avec l’approche agressive des forces de l’ordre dans certains pays arabes en proie à des soulèvements populaires.

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