Un adolescent enfermé durant quatre ans dans un placard

Un agent de sécurité d’un bureau de la Garde nationale à Oklahoma City a contacté la police vendredi après que le garçon, paraissant mal nourri et portant des cicatrices et autres traces de mauvais traitements, s’est présenté à lui, a expliqué le sergent de police Gary Knight. «Il avait faim. Il était sale. Il avait de nombreuses cicatrices sur son corps», a déclaré le sergent Knight.
«C’était triste». Le garçon a été conduit à l’hôpital pour des examens, et a ensuite été remis aux services sociaux, a précisé le sergent Knight. Après l’audition de l’adolescent par la police, la mère, LaRhonda Marie McCall, âgée de 37 ans, et un ami, Steve Vern Hamilton, 38 ans, ont été arrêtés pour des suspicions de négligences et abus sur enfants. Ils ont été placés en détention et aucun chef d’inculpation n’a pour le moment été retenu contre eux.
Selon la police, le garçon, vêtu seulement d’un short trop grand maintenu par une ceinture, s’est présenté à la Garde nationale d’Oklahoma City vendredi vers 17h00 et a cherché à savoir où se trouvait le poste de police le plus proche afin qu’il puisse raconter les abus dont il affirme avoir été victime. Il a expliqué à la police les cicatrices sur son estomac par des brûlures à l’alcool. D’autres cicatrices sont dues au fait d’avoir été attaché, frappé à l’aide d’une rallonge électrique et étranglé, a-t-il  affirmé. «Il avait des cicatrices sur tout le corps», a indiqué le sergent Knight. «En gros, de la tête aux pieds». L’adolescent a déclaré à la police avoir déménagé en Oklahoma depuis le New Jersey il y a quatre ans et demi, à la sortie de prison de sa mère.
Depuis son arrivée dans cet état du centre des états-Unis, il n’est jamais allé à l’école et a été enfermé la plupart du temps dans un placard, dans une chambre. Il a expliqué que la porte du placard était bloquée par un escabeau ou un lit, et qu’il avait réussi vendredi à la pousser suffisamment pour pouvoir s’enfuir de la maison. Selon le sergent Knight, six autres enfants vivaient dans la maison, mais aucun ne semble avoir été victime d’abus. Ils ont tous été confiés aux services sociaux.

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