Un agent de police grièvement blessé par les séparatistes de l’intérieur à Laâyoune

Un agent de police grièvement blessé par les séparatistes de l’intérieur à Laâyoune

Les séparatistes de l’intérieur renouent avec leurs pulsions provocatrices. Le groupe de onze personnes pro-Polisario qui a rendu visite récemment à Tindouf et à Alger a semé la zizanie, dimanche soir 18 juillet, de retour à Laâyoune. Au menu, provocation des citoyens et agression violente d’un agent de police. C’est ce qu’a affirmé à ALM Mohamed Taleb, secrétaire général de la Ligue des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme. Selon M. Taleb, à leur descente d’avion dimanche soir, le groupe de séparatistes accompagné d’une Espagnole et d’un ressortissant français d’origine algérienne, des prétendus observateurs internationaux, ont arboré des slogans hostiles au Maroc. Selon la même source, les citoyens qui se trouvaient au quartier Boukraâ dans la même ville ont pris d’assaut le groupe de séparatistes par jet de pierre ce qui a nécessité l’intervention des services de sécurité pour rétablir l’ordre et protéger le groupe de séparatistes. C’est ainsi qu’un membre de ce groupe a saisi l’occasion et a poignardé un agent de police. «L’agent de police transporté à l’hôpital après son agression sauvage, se trouve actuellement dans un état critique. Il a été gravement blessé», souligne M. Taleb. «C’est un acte terroriste condamnable sur tous les plans. On dirait que le groupe des séparatistes avait l’intention de troubler l’ordre, étant armés de chaînes, de bâtons et de couteaux», s’indigne l’acteur associatif. «Il s’agit là d’un développement dangereux. Auparavant, les personnes connues pour leur soutien à la cause séparatiste s’en prenaient aux forces de l’ordre dans les provinces du Sud par jets de bouteilles incendiaires. Aujourd’hui, l’usage de couteaux et d’autres armes dangereuses, montre que ces derniers changent de stratégie», explique-t-il. «Nous assistons à une escalade de la part de l’Algérie et du Polisario. Après l’échec de leur propagande sur le plan international, ils mettent les mains et les pieds pour déstabiliser les provinces du sud du Maroc à travers des actes terroristes», fait observer le secrétaire général de la Ligue des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme. Ceci dit, l’agression de l’agent de police à Laâyoune n’est pas une première en son genre. Abdelaziz Meski, un agent de police âgé de 35 ans, avait été sauvagement agressé le 26 février 2008 à Tan Tan par des sympathisants du polisario, alors qu’il accomplissait son devoir. Blessé à la tête, il a été transféré à un hôpital de Marrakech où il a succombé à ses blessures le 3 mars de la même année. La Chambre criminelle de 1er degré près la Cour d’appel d’Agadir avait condamné, jeudi 23 avril 2009, à deux ans de prison ferme trois personnes pour implication dans le meurtre de ce policier. Les trois prévenus arrêtés après une période de fuite, étaient poursuivis pour «désobéissance et violence ayant entraîné la mort» du policier. Le même tribunal avait condamné, le 9 octobre 2008, le principal accusé, Yahya Iaazza, à 15 ans de prison ferme, 7 autres prévenus avaient écopé d’une peine de 4 ans de prison ferme chacun, alors que le neuvième s’était vu infligé un an de prison avec sursis. Les neuf mis en cause étaient poursuivis pour «association de malfaiteurs, entrave à la circulation, violence contre un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions ayant entraîné la mort, complicité, attroupement armé et désobéissance».

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