Un amour très brûlant

Un amour très brûlant

Schéhérazade B. est entre la vie et la mort. Âgée d’à peine 18 ans, cette jeune Marocaine vivant en France a le corps brûlé à 60 %. Aujourd’hui, elle est maintenue en coma artificiel, dans un hôpital à Neuilly-sur-Marne, et devra subir dans les prochains jours de multiples greffes de peau. La descente aux enfers pour Schéhérazade a débuté lorsqu’elle a refusé une demande de mariage formulée de la part d’un Pakistanais. Elle ne savait pas que cela allait lui coûtait cher. Très cher même. Le dimanche 13 novembre, elle a été brûlée vive par ce prétendant éconduit.
En première année de baccalauréat professionnel, Schéhérazade, en quête d’une autonomie financière, travaillait également dans un magasin du centre commercial de Neuilly-sur-Marne. Et c’est ici où tout a commencé. Il y a tout juste un an, l’agresseur a intégré ce même centre commercial et n’a cessé de s’approcher de Schéhérazade. Usant et abusant de multiples moyens, il voulait coûte que coûte faire sa connaissance et entamé en sa compagnie une histoire d’amour.
En vain. Elle lui a exprimé, à maintes reprises, son refus et qu’une relation avec lui ne lui disait rien. En désespoir de cause, le jeune Pakistanais a décidé de frapper à la porte de sa famille. Cette dernière n’a pas tardé, elle aussi, à exprimer, d’une manière claire et nette, son refus. Selon l’agence d’information MAP, les parents de la jeune fille ont même refusé de le laisser entrer chez eux et lui ont notifié un «niet» définitif. À ce moment, ni Schéhérazade, ni ses parents n’ont imaginé que les choses allaitent prendre cette tournure si dramatique et cruelle. Ainsi, ce prétendant repoussé a pris sa «revanche» en brûlant vive celle qui voulait partager avec elle le reste de sa vie. «Son agresseur, dont l’identité est connue, est activement recherché par la brigade criminelle. Celle-ci agit désormais dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Bobigny», a annoncé Me Samia Meghouche, l’avocate de la famille de la victime, dans une déclaration relayée par la chaîne de télévision française publique France 2. Depuis ce dimanche, Schéhérazade est dans le coma, coupée de ce monde. Profondément touchés et attristés, sa famille ainsi que ses amis ne sont pas restés les bras croisés. Une marche a été organisée dimanche dernier à Neuilly-sur-Marne et a rassemblé près de 500 personnes. Son père, sa mère et son frère y ont pris part. «Nous sommes là pour dénoncer cet acte horrible dont a été victime Schéhérazade. Nous sommes là, non pour réclamer vengeance, mais pour que justice soit faite. Nous sommes là pour dénoncer toutes les violences envers les femmes. Celles-ci doivent pouvoir dire non ou oui!», a déclaré Abdel Aziz, le frère de Schéhérazade, à France 2. Le drame de Schéhérazade rappelle celui de Malika Sarsari, survenu il y a quelques années à Rabat.

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