Un appel au dialogue

Le Congrès mondial des marocains à l’étranger (Congress) a affirmé, mardi, que l’îlot Toura «a toujours été marocain» et qu’il «constitue historiquement une partie intégrante du territoire marocain». Lors d’une rencontre organisée à Rabat pour la présentation du « Congress» et le lancement de son plan d’action 2002-2004, le président de cet organisme, Saïd Charchira, a indiqué que l’occupation de l’îlot marocain par les troupes espagnoles est « une agression contre tous les Marocains, à l’intérieur comme à l’extérieur, et contre l’ensemble de la nation arabo-islamique », signalant que cette position a été transmise à Romano Prodi, président de la Commission européenne.
mettant en garde contre d’éventuelles «retombées de cette crise sur la communauté marocaine en Europe», le congrès a saisi cette opportunité pour réitérer son appel pour la tenue d’une table ronde sur les relations maroco-européennes et maroco-espagnoles en particulier. De tels entretiens doivent être conduits selon une perspective globale car, estime M. Charchira, l’affaire de l’îlot Toura «n’est que la goutte qui a fait déborder le vase» et que ce dossier a pâti du «cumul de problèmes» entre les deux pays voisins. Le congrès mondial des Marocains de l’étranger, dont les premières assises se sont tenues en novembre dernier à Tanger sous la houlette de la Chambre des représentants et du parlement européen, affiche comme ambition d’être «l’interlocuteur des institutions européennes, des pays d’accueil et des autorités marocaines». Cette instance, qui a vu le jour dans le sillage d’un symposium organisé en octobre 1999 à Casablanca sur le trinôme «Migration, Démocratie et Développement», avait rassemblé des membres de la Communauté marocaine établie dans 27 pays et issus de divers «horizons politiques, syndicaux et associatifs».
Le «Congress», qui entend « défendre les droits et les libertés des marocains de l’étranger », souligne que cette communauté est suffisamment «mûre», non seulement pour défendre sa place et son rôle dans le cadre de son intégration dans les sociétés d’accueil, mais peut également «jouer un rôle important dans les relations entre le Maroc et ces pays».

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