Un atelier pour renforcer les connaissances des journalistes du Nord autour du programme PAR-SSP

Un atelier pour renforcer les connaissances des journalistes du Nord autour du programme PAR-SSP

Les gens connaissent le système de santé dans sa globalité, mais ne sont pas assez informés du rôle de chaque niveau dans celui de soins. «Ils n’ont pas encore pris conscience de l’importance primordiale des soins de santé primaires».

Améliorer l’organisation et la gestion des établissements de soins de santé primaires et renforcer les compétences techniques et managériales des responsables et des professionnels de santé opérant à ce niveau de soins. C’est l’objectif principal du projet d’appui à la réforme des soins de santé primaires (PAR-SSP), dont les principales lignes ont été présentées dans le cadre d’un atelier organisé dernièrement à Tanger au profit des journalistes du Nord. Initié par le ministère de la santé, «cet atelier est le premier organisé au niveau du Maroc. Il vise à renforcer des connaissances des journalistes autour du programme PAR-SSP», a indiqué le délégué régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Afifi Ikram.

Ce dernier a fait part que les gens connaissent le système de santé dans sa globalité, mais ne sont pas assez informés du rôle de chaque niveau dans celui de soins. «Ils n’ont pas encore pris conscience de l’importance primordiale des soins de santé primaires», a-t-il précisé.

De son côté, Maryam Bigdeli, représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Maroc, a tenu avant de faire la présentation du programme PAR-SSP, à aborder le sujet des soins de santé primaires comme étant le contact direct entre le système de santé et la population dans son ensemble. «Car les soins de santé primaires comprennent la promotion et la prévention de la santé», a-t-elle dit, faisant remarquer que les soins de santé primaires s’adressent aux populations «quand elles ne sont pas encore malades pour qu’elles puissent préserver leur santé».

Financé en sa majorité par l’Union européenne (UE) (800.000 euros), le programme PAR-SSP s’inscrit dans le cadre d’un partenariat liant le ministère de tutelle à l’UE et l’OMS. Cet ambitieux projet s’étend sur une période de 36 mois, allant de mars 2016 à février 2019, et mobilise un budget global de 877.270 euros. «Il vise à renforcer l’accès équitable de la population à des soins de qualité, notamment dans les zones rurales et pour les populations vulnérables», selon les responsables de cet atelier.

Pour atteindre l’ensemble de ses objectifs, le programme PAR-SSP mobilise des expertises techniques nationales et internationales autour de trois axes d’intervention prioritaires, à savoir la restructuration et le repositionnement des soins de santé primaires, le renforcement des capacités professionnelles des établissements des soins de santé primaires ainsi que la consolidation de la coordination des interventions des différents acteurs autour des déterminants sociaux de la santé et le développement de la participation communautaire. Pour assurer une bonne gouvernance de ce projet, «un comité de pilotage est mis en place par décision du ministère de la santé ainsi qu’un comité de suivi au niveau de la région pilote, en l’occurrence Tanger-Tétouan-Al Hoceima», a ajouté la même source.

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