Un bilan très décevant dans la région de Casablanca

Un bilan très décevant dans la région de Casablanca

À Casablanca, les jeunes intéressés par Moukawalati n’ont pas pu concrétiser leurs projets. Pour les 2388 candidats inscrits en 2008 dans ce programme, seul 1376 ont pu réussir à figurer sur la liste des sélectionnés. De ce total, 588 dossiers ont été déposés aux banques qui n’ont donné leur accord de crédit qu’à 323 dossiers. Au final, et au cours d’une année, 146 dossiers ont été débloqués. «Moukawalati, c’est un bilan très décevant», note Hamid Ben Elafdil, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) du Grand Casablanca, lors d’une conférence de presse, hier lundi 16 mars, à Casablanca, tenue pour présenter le bilan des activités du CRI. À part le bilan négatif de Moukawalati, le Centre régional d’investissement de la métropole a délivré 10.500 certificats négatifs en 2008. Des certificats dominés par le BTP avec 32% du total, les services avec 23,5% et le commerce avec 22,8%. La répartition des créations par forme juridique relève un fort attrait pour la SARL avec la moitié des créations.
Par secteur, 45% du montant des investissements ont été alloués au secteur du tourisme, 27% pour le logement et 17% pour l’industrie.  S’agissant de la création d’emploi, le logement y a participé à hauteur de 41%, le tourisme avec 31%, les services avec 18% et l’industrie avec 7%. M. Ben Elafdil a saisi cette occasion pour rappeler les enjeux économiques du Grand Casablanca.
«Nous avons besoin de créer au moins 50.000 emplois par an pour les vingt années à venir. Pour cela, nous avons établi cinq moteurs de croissance : Emergence, niches régionales, tourisme, Rawaj et projets métropolitains», a-t-il précisé. Et d’ajouter : «Il y a deux contraintes à lever. Il s’agit d’améliorer l’offre immobilière et foncière de l’entreprise ainsi que l’offre RH et RD». Le Centre régional d’investissement se penche, pour la première offre, sur l’élaboration d’un Plan business park 2020 et pour la seconde sur le programme Casa Compétence.
Pour les deux années à venir, le CRI a déterminé trois enjeux. Le premier concerne l’impact de la crise mondiale. Il s’agit de mettre en place un observatoire économique du Grand Casablanca, de la création d’un fonds de formation pour la reconversion du personnel ainsi que d’une action de promotion vers les PME européennes affectées par la crise. Le deuxième enjeu est relatif à l’amélioration du climat des investissements. Dans ce volet, le Centre régional d’investissement veut accélérer le traitement des requêtes des investisseurs et mettre en place le portail e-invest régional. Le troisième enjeu a trait aux offres territoriales. Ce centre compte financer les études sectorielles et faire impliquer les opérateurs du secteur privé.
Durant cette conférence de presse, M. Ben Elafdil a également présenté le plan d’action 2009-2011 du Centre régional d’investissement du Grand Casablanca. «Pour 2009-2011, nous avons quatre axes stratégiques : les infrastructures d’accueil des entreprises, la promotion de l’investissement, l’amélioration de la qualité de services du Centre régional d’investissement et l’entrepreneuriat régional», affirme-t-il.
En chiffres, le Centre régional d’investissement veut atteindre 67 milliards de dirhams
d’investissements, 120.000 emplois, 8.000 entreprises et un délai moyen de création
d’entreprise de deux jours au courant de la période 2009-2011.

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