Un bulldozer sexuel

«J’ai été toute ma vie persécuté par mes parents », déclare Abdelkader devant la Chambre Criminelle près la Cour d’Appel de Casablanca pour justifier ses extravagances sexuelles. Il est devenu depuis son bas âge un véritable bulldozer sexuel.
Il cherchait par tous les moyens des filles de joie pour assouvir sa soif et ne pensait pas à l’argent qu’il gaspillait pour les avoir. Il ne se soûlait pas, mais son penchant pour les prostituées l’a transformé en consommateur de boissons alcoolisées à outrance. Pire encore, si un membre féminin de sa famille leur rend visite et passe la nuit chez eux, il n’échappe pas à ses avances sexuelles.
Il est né en 1943. Il n’est resté à l’école que neuf ans. Il a commencé à travailler dans une société de pneumatique en 1974 et s’est marié l’année suivante. Cependant le mariage n’a pas assouvi ses extravagances sexuelles. Depuis les premiers mois, il n’a pas hésité à harceler sa belle-fille de quinze ans et de lui exhiber son organe sexuel. Elle obtempérait sous les menaces et est restée bouche-cousue. Elle s’est mariée. C’est le moment de recul de son beau-père. Mais qu’est-ce qu’il doit faire maintenant ? C’était un jour du mois d’avril 1999. Abdelkader qui a été licencié de son boulot après avoir été accusé de vol, vient de se réveiller. Sa fille Hind, dix-huit ans, rentre du lycée, remarque les yeux rouges de son père. Elle ignore ce que lui est arrivé. Il lui demande de s’approcher de lui. Elle refuse. Il se met debout, se dirige vers elle, l’attrape par sa main gauche, l’oblige à l’embrasser sur la bouche. Elle refuse, pleure, crie, hurle.
Il l’introduit dans la chambre à coucher par force, lui ligote les mains derrière le dos à l’aide d’une corde, lui attache les pieds au lit et lui lance des mots abjects :“ je vais te faire (…), personne n’a le droit de te faire cela que moi et tes grandes fesses ne doivent être qu’à moi et pas à une autre personne“. Hind pleure et crie. Personne n’est à la maison située au quartier Hassan II à Mohammédia.
Il disparaît pour quelques secondes pour réapparaître complètement nu, une serviette à la main. Sa fille pleure encore. Sans vergogne, il lui introduit son sexe dans sa bouche. Ses pieds étaient déjà écartés puisqu’ils étaient attachés au lit. Il introduit cette fois-ci son sexe dans son appareil génital.
Après avoir satisfait ses instincts bestiaux, il la libère tout en la menaçant :“je te tue si tu informes ta mère“. Après ce premier forfait, il ne cesse de la persécuter en mots abjects, harcèlement, exhibitions sexuelles et attouchements indécents.
Des jours passent, Hind tombe malade des suites du choc. C’est alors qu’elle a décidé de divulguer le secret. Le père incestueux est arrêté et sa fille soumise à un examen gynécologique. Le professeur-chef de la maternité Lalla Mariem lui délivre un premier certificat médical dont il atteste qu’elle » présente des séquelles de traumatismes sexuels répétés plus ou moins anciens et le medecin-chef de l’hôpital Moulay Abdellah lui a délivré un deuxième certificat médical attestant qu’elle »présente un hymen défloré…Poly-traumatismes à plusieurs reprises, ecchymoses du vaginal postérieur ».
Le père a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle.

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