Un bureau politique pour le MP

Un bureau politique pour le MP

Le pôle haraki est fin prêt pour affronter les échéances de 2007 et y faire figure de force incontournable dans la configuration du futur champ politique national. Samedi 29 avril 2006, le Mouvement populaire (issu de la fusion du MP, du MNP et de l’UD) tenait son conseil national, à Fès, pour l’élection d’un comité central et d’un bureau politique. Chose qui n’était nullement aisée vu qu’il s’agissait de « faire la synthèse de trois partis politiques qui viennent de se regrouper », comme l’affirme Mohand Laenser, secrétaire général du MP depuis les assises de la fusion tenues le 24 mars 2006 à Rabat. Et surtout de ménager toutes les «sensibilités » issues du MP avec ce que cela suppose de «mécontents » comme c’est le cas dans tous les partis, renchérit Saïd Ameskane, porte-parole du MP.
Le MP est désormais doté d’un comité central composé de 220 membres (dont 33 femmes et autant de jeunes) en plus des 153 parlementaires (1ère et deuxième Chambres), des présidents des régions, des provinces et des maires
des grandes municipalités du Royaume. Après moult tractations, c’est la liste présentée par Mohamed Abidar qui remporte les votes des plus de 600 membres du conseil national élus directement par les structures régionales et provinciales du MP. Le B.P du MP se réserve le droit, de par les statuts du parti, de désigner 10 % des membres du comité central pour «compenser les oublis ou intégrer des personnalités politiques et des élites désirant rejoindre le parti », indique un responsable haraki.
Tard dans la soirée du samedi 29 avril 2006, le comité central du MP a pu élire 24 membres du bureau politique qui s’ajouteront aux sept membres déjà connus puisque issus de la direction nationale (Mahjoubi Aherdane, Mohand Laenser et Mohamed Fadili) et du gouvernement Jettou (Mohamed Méchahouri, Saïd Oulbacha, Mohamed Boutaleb et Mohamed Mohattane). Il s’agit de Ahmed Moussaoui, l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, de Mohamed Moubdiî, président de commission à la Chambre des députés, de Saïd Ameskane, ex-ministre et porte-parole du MP, des maires de Rabat et de Salé, Omar Bahraoui et Idriss Sentissi et de Soualhi Bouzekri. Sur cette liste, on retrouve aussi Moha Lyoussi, ex-parlementaire et figure de proue du MP à Sefrou, chef-lieu des Aït Youssi dont le nom est lié à l’un des fondateurs de ce parti, l’ex-ministre de l’Intérieur et de la Couronne
(Mohamed Lyoussi). Mais aussi Aziz Lebbar, l’hôtelier de Fès et hôte de ce rendez-vous des siens. Sans grande surprise, trois femmes parlementaires font leur entrée au bureau politique du MP. C’en est ainsi de la députée khénifrie Halima Assali, de l’avocate Fatima Moustaghfir et de Zahra Cheggaf.
Au total, sont connus actuellement 31 des 35 membres devant former le B.P du MP. Les quatre autres, de commun accord, seront désignés ultérieurement.
Les harakis, lors de toutes les phases du processus consacrant leur fusion, ont –largement- eu recours au consensus et à un savant équilibre entre les trois ex-composantes de la mouvance. La composition du B.P en est la plus grande illustration. D’ailleurs, Mahjoubi Aherdane a été pour beaucoup dans la recherche, et la réussite, des issues consensuelles.
Chose qu’il manie, comme lors du rendez-vous de Fès, sans se départir de son légendaire humour quitte à tancer en public un militant, célèbre inconnu, ou ex-ministre notoire. 2007 semble mieux se présenter pour les harakis.

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