Un cadre supérieur de la Société générale en garde à vue

Le directeur du contentieux de la Société Générale a été placé en garde à vue dans les locaux de la police financière de Paris, dans une enquête sur un « blanchiment » d’argent présumé entre la France et Israël, a-t-on appris au siège de la banque.
Le cadre supérieur, dont l’identité n’a pas été communiquée, est interrogé depuis lundi sur la compensation, en France, de plusieurs milliers de chèques émis par des sociétés fictives et encaissés en Israël. Ce mécanisme aurait permis de blanchir de l’argent acquis frauduleusement.
Le cadre bancaire devait être présenté mercredi au juge d’instruction Isabelle Prévost-Desprez, pour une éventuelle mise en examen. Deux cadres de la même banque, responsables de la lutte contre le blanchiment et du service de traitement des chèques, ont été déjà été mis en examen pour « blanchiment aggravé » en décembre.
L’affaire a été découverte en marge d’une affaire d’escroquerie présumée dans les milieux de la confection du quartier du Sentier à Paris, où 124 personnes ont été jugées l’année dernière par le tribunal correctionnel de la capitale, qui doit rendre son jugement le 28 janvier.
Ces entrepreneurs, qui auraient soutiré de l’argent aux banques, grâce à de fausses traites, ou escroqué des compagnies d’assurances, auraient utilisé le mécanisme des chèques pour blanchir le produit des escroqueries.
La Société Générale n’est pas la seule banque inquiétée dans ce dossier puisque la Bred (groupe Banques populaires), la Société marseillaise de Crédit (SMC, groupe HSBC-CCF), la banque libanaise Saradar, l’American Express Bank France ont déjà été mises en examen comme personnes morales.

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