Un café avec…Adnane Mouhejja

Un café avec…Adnane Mouhejja

ALM – Café ou thé ?
Adnane Mouhejja : Café allongé, pas trop sucré.

Vous êtes scénariste, comédien et animateur. Sous quelle casquette vous sentez-vous le plus à l’aise ?
Je ne suis pas porteur de casquette. Je suis porteur de paroles, d’émotions et de rêve. Je suis là où je peux donner plus et où je me sens le plus proche du public marocain qui, il faut le dire, est un public de plus en plus averti et donc à la recherche d’originalité, d’authenticité et du vrai sens.

Si vous aviez à choisir un rôle quelconque à incarner. Lequel sera-t-il ?
Moi-même (Rires). Un rôle reste souvent figé dans le temps et l’âge. Jouer soi-même est autre chose. C’est un peu un rêve d’enfant mais ce serait également une expérience qui me permettra de me découvrir et de m’ouvrir sur le public. Pour être sincère avec les autres, il faut l’être avec soi-même.

Parlons politique. Quel regard portez-vous sur le gouvernement Benkirane ?
C’est un nouveau-né à qui il faut donner le droit de pousser son premier cri. Il ne faut pas précipiter les choses. Porter des jugements  serait un peu tôt.  Pourquoi ne pas suivre la loi « Action-Réaction » et donner à chaque élément son droit au lieu de se laisser emporter par des jugements avant même que les choses soient faites. Pour vous répondre, je pense que chacun a droit à l’échec quoique, pour le présent gouvernement, je reste très optimiste.

Qu’en est-il du cinéma ? Gardez-vous ce même optimisme quant à l’avenir du 7ème art au Maroc ?
L’art et le cinéma ont bien évolué. Mais pour qu’il y ait ouverture à l’international nous avons besoin de donner à cet art plus de rayonnement au niveau national. Ce ne sont pas les talents qui manquent, il faut que toutes ces idées qu’on s’échange entre nous artistes et créateurs voient le jour. Il faut passer à l’acte. Il est dommage que tant de créativité reste prisonnière d’une table sur la terrasse d’un café.

Si vos enfants choisiraient d’emprunter la même voie que leur père et de plonger dans le monde du cinéma, tenteriez-vous de les en empêcher ?
Pas du tout. Je m’en réjouirai et je ferai tout pour les appuyer et les guider. Je tiens ici à relever un point qui me semble important et appeler les vieilles générations d’artistes à s’ouvrir sur les jeunes. Il faut les encourager, les aider à se lancer et leur ouvrir des portes. C’est seulement dans la continuité des choses et dans la passation que l’évolution se fera.

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