Un café avec…Dr Amal Chabach

Un café avec…Dr Amal Chabach

ALM : Est-ce que tu iras voter le 25 novembre ?
Bien sûr que oui (rires). C’est un devoir qui incombe à tous les Marocains. D’ailleurs, je suis de très près la campagne électorale à travers les médias. Mais il faut dire que moi et la politique, c’est tout une histoire. On m’a proposé d’être membre d’un parti politique mais j’ai tout de suite refusé car je suis contre toute vision centriste.

Pour qui vas-tu voter ?
Mmm .. Je n’ai pas encore fait mon choix. De toutes les manières, je ne dévoilerai pas l’identité de mon élu.

Tu animes plusieurs émissions à la radio et à la télé. Comment vis-tu ta célébrité ?
Je ne me considère pas comme une personne célèbre ou populaire. Je suis moi-même. J’ai un rôle à jouer qui est de communiquer et d’aider les gens qui ont des problèmes dans leur vie privée. Je mets ma petite graine pour l’épanouissement de nos citoyens.

En tant que sexologue et thérapeute, tu règles les problèmes des gens. Mais qui les règle pour toi ?
Très bonne question ( rires). Je n’aime pas le mot «problème» qui est négatif et bloquant. Je préfère plutôt le terme «challenge» qui est plus optimiste. Quand j’ai des problèmes, je me tourne vers mes amis et ma famille. Il faut dire que lorsque l’on est en groupe, on règle plus facilement ses problèmes. Je fais en sorte d’être au mieux de moi-même car si je ne vais pas bien, comment pourrai-je aider les gens à aller mieux. Et comme le dit le proverbe français «La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a».

Que penses- tu de l’introduction du préservatif féminin au Maroc ?
Le préservatif féminin n’a pas connu de succès en Europe pour la simple raison qu’il n’est pas pratique. Au Maroc, je ne pense pas que la commercialisation de ce préservatif va changer les choses. Ce qui est le plus important c’est d’éduquer et de responsabiliser les citoyens. Il faut que les Marocains changent de comportement. D’où l’importance de l’éducation sexuelle.

Les Marocains sont-ils toujours aussi frustrés sur le plan sexuel ?
Je n’utiliserais pas le mot frustré. Les Marocains et Marocaines sont en souffrance dans leur sexualité. Ils n’ont pas de repère, ils sont perdus. Le «surmoi» les empêche de ne pas faire plein de choses. Une bonne partie des Marocains n’arrivent pas à avoir une sexualité épanouie.

Selon de récentes études scientifiques, en s’embrassant, on perd 2 à 3 calories par minute. Qu’en penses-tu ?
Je trouve qu’il est stupide d’utiliser l’autre pour atteindre un objectif. Si on embrasse son partenaire, on doit le faire par amour ou par plaisir et non pas dans la finalité de perdre des kilos.

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