Un café avec…Mohamed Yatim

Un café avec…Mohamed Yatim


ALM : Désirez-vous un  café ou un thé?
Mohamed Yatim : Je prendrais volontiers  un thé. Né dans une famille sahraouie, le thé pour moi c’est sacré. Souvent à la maison je veille à préparer mon thé. Le café je le prends rarement. Lors de mes voyages, en Mauritanie et dans d’autres pays du Sud, j’ai appris qu’autour d’un verre de thé des valeurs humaines se tissent.

Qu’évoque un verre de thé chez M. Yatim?
Les rassemblements de la famille, les fêtes, la rencontre combien riche avec les cousins et les oncles qui venaient de la région de Zagora nous rendre visite à Casablanca. Le thé c’est l’appartenance. 

Avez-vous jamais fait goûter à votre compagnon de parcours, Abdelilah Benkirane,  de votre thé?
Abdelilah  adore le thé, il est fréquemment pressé quand il passe chez moi, mais chez lui nos réunions ne se font jamais sans un parfait verre de thé.

Auriez-vous souhaité être ministre au gouvernement Benkirane?
J’aurais aimé être ministre, c’était un souhait, mais aujourd’hui la chose ne me fait ni chaud ni froid. Le nombre des postes de ministre est déterminé, il fallait faire un choix. En ce moment, je ressens une forte compassion à regarder mes collègues ministres en action.

Syndicaliste, professeur, penseur et politicien, quelle est la casquette que vous aimez porter le plus?
Sans aucun doute celle de professeur. Enseigner les enfants de la nation est une mission noble. J’ai enseigné pendant longtemps la philosophie. Cela me  permettait de divulguer à mes étudiants les méthodes d’améliorer leur façon de penser et de voir le monde. Je donnais des leçons de philosophie dans les centres de formation des instituteurs. Cette période me manque. Dans mon cœur, l’enseignement, la culture et l’activité intellectuelle triomphent vis-à-vis du travail politique.
 
Vous avez écrit plusieurs ouvrages et articles, à quel moment écrivez-vous?
à n’importe quel moment, j’écris comme je parle. Dernièrement j’ai publié «Observation pour une réforme culturelle».

De retour à la terre de vos ancêtres, Zagora, que ressentez-vous?
Je découvre à chaque fois une beauté perpétuelle, je me sens déraciné. Je sens la responsabilité de protéger une culture orale très riche. Pour vous donner un exemple je citerai les «Aklal». J’ai un vibrant hommage à rendre à ces chanteurs de malhoun, qui portent un magnifique patrimoine.
 
Quel souvenir gardez-vous de vos parents?
Deux combattants pour le bonheur de 7 enfants. Un homme qui se réveille à l’aube pour faire sa prière et partir au travail et une femme qui croit dur comme fer que seul le mérite l’emporte.

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