Un centre social à Sidi Moumen

Un projet de grande envergure. Le premier du genre. Il s’agit du centre Lalla Meryem pour la prise en charge des enfants vivant dans la rue ou de la rue en totale rupture de liens familiaux et pour oeuvrer à leur réinsertion familiale et sociale. Le lancement des travaux de l’édification du Centre Lalla Meryem donné par le wali, Driss benhima, par le gouverneur des Lions Club international, district 416, Dr Aomar Berrada, le vice-gouverneur du même Club, l’architecte du projet, Mohamed Essaïd Benkiran et d’autres personnalités civiles et militaires.
Le centre sera édifié sur un terrain d’une superficie de 4.304 m2, en trois phases avec une enveloppe budgétaire estimée à 6.800.000 DH. Il est réalisé en partenariat avec les Lions Club des zones 21 et 22 (Casablanca-Mohammédia), le secrétariat d’Etat à l’Habitat et l’Association «L’Heure Joyeuse». Cette dernière, de par sa longue expérience dans le domaine, s’est engagée à organiser et à prendre la gestion du centre, une fois que la construction sera achevée.
Ces trois partenaires ont estimé qu’il est fondamental de ne pas oublier que ce sont les enfants qui décident et qui conçoivent l’action. Pour eux, les meilleurs projets échouent si les acteurs ne sont pas concernés. Parmi les principes généraux du projet, c’est de traiter le phénomène «enfants des rues» en s’attaquant à l’exclusion et non à la pauvreté. Pour les concepteurs dudit projet, le souci majeur est de rétablir l’exclu qu’est l’enfant de la rue dans ses rapports sociaux. Ils disposent d’une approche particulière: aider l’enfant de moins de quinze ans à acquérir une éducation scolaire de base et une formation pour qu’il ait des chances d’accéder à un emploi et à une meilleure qualité de vie. Chaque enfant devra être intégré dans un processus de réconciliation avec lui-même et avec la société.
Le futur centre va disposer d’une antenne d’écoute pour permettre d’accueillir les enfants, de les écouter, de les intégrer dans un système éducatif approprié, de rencontrer les familles, de les réinsérer dans leurs familles ou de les héberger le cas échéant.
Pour plus d’efficacité, cette unité sera épaulée par un cabinet médical avec la mission principale de soigner, de faire de la prophylaxie par l’éducation et l’information et d’aider à la cessation de l’usage des stupéfiants.
D’autre part, l’enfant en situation précaire bénéficiera d’une assistance judiciaire pour retrouver son identité ou pour construire des liens entre les institutions judiciaires et la famille dans certains cas.
Dans la vision des concepteurs du projet du Centre Lalla Meryem, la réinsertion familiale s’impose comme une fin en soi. La recherche des familles sera une priorité qui doit être suivie, cependant, pour prévenir les risques d’une éventuelle rechute. Il se peut par ailleurs que les enfants stabilisés ne peuvent retourner en famille. Dans ce cas, ils sont reçus dans le foyer où une vie en communauté sera instaurée.
Il convient de signaler que les enfants qui n’ont jamais été scolarisés bénéficieront d’une éducation de base.
Une fois cette dernière assurée, ils pourront être orientés en formation professionnelle ou en ateliers artistiques.

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