Un faussaire des tickets d’entrée à la piscine condamné

Un jour, le gérant de la piscine Miami, située à Aïn Diab, Casablanca, s’est rendu compte que le nombre des estivants qui fréquentaient sa piscine dépassait celui des tickets d’entrée vendus. Un dispositif pour le contrôle des issues de la piscine a donc été monté pour tenter de trouver le pourquoi du comment. Et quelle surprise a frappé les deux adjoints du gérant lorsqu’ils ont attrapé deux jeunes : Le premier se postait à l’entrée pour vendre des tickets à un prix moindre que ceux du guichet. Le seconde avait dans les mains deux carnets de tickets d’entrée.
Les éléments de la quatrième section judiciaire de Casa-Anfa ont été alertés pour faire la lumière sur cette affaire. Leurs investigations ont révélé qu’un certain Hamid, né en 1971 dans le quartier Lalla Mariem, à Casablanca, travaillait dans une imprimerie située au quartier Ben J’dia. Il y a passé deux ans avant de rejoindre une autre imprimerie plus expérimentée. Là, il a fait connaissance avec deux frères, Rédouane et Saïd. Il a quitté la deuxième imprimerie pour une troisième contre un salaire de 1500 DH. Une somme qui ne lui permettait pas de subvenir à ses besoins. La solution ? Confectionner de faux tickets d’entrée pour la piscine Miami et les vendre à deux cents dirhams le carnet. Pour cela, Hamid a copié les vrais tickets. Les deux frères, Rédouane et Saïd, et Mohamed, un vendeur de journaux, l’ont aidé à vendre les faux carnets contre une commission.
Hamid et ses complices ont été arrêtés et traduits devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Casa-Anfa qui a poursuivi le premier, placé en détention, pour faux et usage de faux, et les autres, laissés en liberté provisoire, pour complicité.
Devant le tribunal, ils ont tous nié les charges retenues contre eux, bien que le président de la cour leur ait montré les deux carnets de tickets falsifiés saisis sur eux. Le tribunal, convaincu de la véracité des accusations engagées contre eux, les a jugés coupables de « faux, usage de faux » et « complicité ». Hamid a été condamné à six mois de prison ferme et les autres à six mois de prison avec sursis.

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