Un f’kih abuse d’un écolier

Un f’kih a abusé sexuellement de A.T., un adolescent de quinze ans. Le bouche à oreille a tellement bien fonctionné que l’information a fait, en ce vendredi 2 janvier, le tour du douar Ouled M’barek, dans la région de Beni Mellal en quelques minutes. Au début, les habitants n’ont pas pu y croire. L’information les dépasse. Comment un f’kih, qui vient d’accomplir la prière du vendredi avec les fidèles du douar peut-il être capable de commettre un tel péché ? Il ont voulu croire à une rumeur malveillante. Mais la présence des éléments de la Gendarmerie Royale sur les lieux à bord de leur Jeep a tôt fait de les persuader qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Le f’kih a bel et bien abusé du jeune A.T.
A.T est écolier de quinze ans. Il poursuit ses études en sixième année de l’enseignement fondamental, dans une école jouxtant la mosquée du f’kih. Le seul problème de A.T est qu’il bégaye. Ce problème ne lui permet pas d’avancer dans ses études. Pis encore, ses camarades de classe rient de lui quand il n’arrive pas à parler correctement. Comment dépasser ce handicap ? A.T ne sait rien faire d’autre que de se plaindre de temps en temps à ses parents qui tentent de lui expliquer qu’il ne s’agit pas d’un handicap puisque l’école l’a accepté pour poursuivre ses études. Et pourtant la solution de son handicap lui hante perpétuellement l’esprit. Que doit-il faire ? Les jours passent et son amertume grandit.
Vendredi 2 janvier. Le f’kih en charge de la mosquée du douar vient d’accomplir la prière du vendredi. Tous les fidèles du douar l’ont salué à la sortie de la mosquée. Après avoir pris son déjeuner et avoir effectué une sieste d’une demi-heure, il a regagné la mosquée pour la prière d’Al Âsr. Une fois sorti, il a pris une place juste à côté. De coutume, il s’assoit à cette place, jouxtant l’école. Il passe son temps à regarder les riverains et à causer avec les vieux du douar en attendant la prière d’Al Maghreb. Tout à coup, il a aperçu A.T qui passait à destination de chez lui. Il l’a appelé. A.T a tourné sa tête vers lui pour lui demander ce qu’il voulait. Le f’kih lui a demandé de s’approcher de lui. Sans hésitation, A.T l’a rejoint. Le f’kih lui a demandé s’il souffre encore de bégaiement. A.T lui a répondu affirmativement. “C’est un diable qui lie ta langue et ne te laisse pas parler correctement“, lui affirme le f’kih. Et la solution ? Le f’kih lui a demandé d’entrer dans la mosquée, de se déshabiller et de se mettre à ventre sous un drap qui se trouve à l’intérieur et d’attendre qu’un «démon musulman» vienne s’allonger sur lui. “C’est ce diable qui va t’exorciser de l’autre qui te lie la langue, t’empêchant de parler“, lui affirme-t-il. A.T a exécuté les conseils du f’kih. Alors que l’enfant attendait le diable, c’est le f’kih qui est rentré et s’est jeté sur lui après avoir déboutonné son pantalon. L’enfant a commencé à crier. Mais le f’kih lui a demandé de se taire ou bien le diable allait le rendre sourd-muet. Après avoir abusé de lui, le f’kih lui a demandé de ne rien dévoiler à ses parents en attendant que sa langue se délie.
Seulement, l’enfant a raconté toute l’histoire à sa mère, qui n’a pas perdu une minute pour alerter les éléments de la Gendarmerie royale. Arrêté, le f’kih en cause a été traduit devant la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Beni Mellal, qui entamera l’examen de ce dossier demain mardi 17 février.

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