Un jardin oriental à Berlin

La conception de ce petit « paradis berlinois» renvoie aux célèbres jardins de l’Al Hambra avec leur sobriété extérieure et leur luxuriance et magnificence intérieures. Placé au sein d’un ensemble dénommé «Jardins du monde », cet espace se démarque par la couleur rouge ocre de ses hautes murailles surmontées de tuiles vertes. Ses quatre portes en arcades ouvrent la voie à un jardin où rosiers, jasmins et autres arbres fruitiers se font concurrence par leurs couleurs et leurs senteurs sous l’ombre imposante des palmiers.
Les deux sillons de jets d’eau et la fontaine animent cet espace luxuriant par leurs bruissements musicaux continus. Aux deux flans de cet espace, empreint de poésie, s’érige une enfilade de colonnades. En fait, de véritables abris enchanteurs, oeuvres du savoir-faire et de la dextérité des artisans marocains.
Les carreaux émaillés épousent les colonnes et la moitié des murs avant de céder la place au Tadellakt qui prend le relais jusqu’au plafond. Ce dernier, tout en bois, est enluminé de motifs floraux et d’entrelacs gracieux. L’harmonie des couleurs et des motifs fait chanter les poèmes de Chawki et d’Ibn Tamim calligraphiés aussi bien sur zellige que sur gypse. La réalisation de ce jardin féerique a nécessité plus de trois mois de travail au long desquels les artisans marocains ont ciselé pierres jaunes qui ornent les portails, découpé et collé carreaux émaillés qui embellissent parterres et murs, ennobli et sculpté le bois de cèdre rouge qui enjolive plafonds et coupoles. Il a fallu près de 250 tonnes de produits, en totalité importés du Maroc, pour réaliser ce bijou architectural inauguré en présence de l’ambassadeur M.Rachad Bouhlal. C’est une belle journée pour Berlin qui se voit ainsi enrichie d’un jardin-paradis et d’une nouvelle porte ouverte sur la culture arabo-islamique, s’est félicitée à l’occasion la maire de Berlin.

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