Un jeu d’enfants tourne mal

Ils sont encore des écoliers. Âgés entre sept et douze ans. Quelques-uns d’entre eux poursuivent leurs études en première année de l’enseignement fondamental et les autres en deuxième et troisième années. A l’instar de tous les enfants, ils se préoccupent de deux choses : leurs études et le jeu. Ils passent la majorité de leur temps à l’école, le reste du temps à la maison à réviser leurs cours ou à la rue, à la forêt, à Aâzib Belfatmi, région de Sidi Bennour.
Ils sont huit enfants dont une fille de sept ans. Cette dernière accompagne, dans la plupart de son temps, les garçons. Pourquoi ? Personne n’a la réponse exacte. Sa mère lui a conseillé à plusieurs reprises de s’éloigner des garçons. Mais, elle ne trouvait son plaisir qu’avec eux. Elle n’a presque jamais joué avec les filles de son âge. Quand elle a mis les pieds à l’école, c’est comme si elle avait trouvé un champ libre pour jouer, bavarder, rigoler, crier et accompagner les garçons. Ces derniers n’ont pas hésité à l’aider à intégrer, sans le moindre complexe, leur monde bien que les autres filles restent à l’écart. Elles ne sont pas habituées à jouer avec les garçons ni à passer leur temps avec eux. Cette fille de sept ans, à la première année de l’enseignement fondamental, a continué d’accompagner les garçons, non seulement ceux de sa classe, mais également ceux des autres classes et d’autres niveaux; elle jouait avec eux également au foot. Personne ne sait pourquoi elle est passionné par les jeux de garçons. Quand elle a remarqué un élève de son école qui dispose d’une bicyclette, elle n’a pas cessé de faire son possible pour s’approcher de lui. Il lui a ouvert le chemin en lui facilitant la tâche. C’est lui qui s’est présenté à elle et a commencé à lui parler. Elle était pleine de joie. Ce n’est pas parce que l’enfant lui a donné un peu de son temps, mais parce qu’elle veut apprendre à conduire la bicyclette.
Lundi 17 février 2003. L’enfant à la bicyclette a promis à la fille de sept ans de lui apprendre à conduire une fois sortis de l’école.
Il est dix-heures. A la sortie de l’école, l’écolier à bicyclette attendait déjà la fille de sept ans. Il était avec six autres garçons qu’elle connaît elle aussi. Quand elle est sortie, elle les a rejoints. Et sans perdre de temps, ils ont pris leur chemin à destination de Aâzib Belfatmi. Elle était en train de rigoler avec l’enfant à bicyclette. Il lui a chuchoté des mots et elle a commencé à rire. Tout à coup, il a osé mettre son bras sur son épaule. Elle n’a pas réagi, elle lui a lancé un sourire sans prendre en considération les regards des autres garçons qui les accompagnaient. Une fois arrivée à Aâzib Belfatmi, elle a commencé à apprendre à conduire la bicyclette. Un peu plus tard, l’enfant à bicyclette l’a tiré vers un coin et a commencé à lui faire des attouchements au point qu’elle a accepté d’enlever ses habits. Il a fait l’amour avec elle. Une fois qu’il a fini, il l’a mise entre les mains des six autres garçons qui ont abusé d’elle à tour de rôle jusqu’à ce qu’elle perde sa virginité.
Les parents de la fille ont déposé plainte et les six garçons mineurs ont été interpellés par la police judiciaire qui les mettra entre les mains du parquet général près la Cour d’appel d’El Jadida.

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