Un jeune égorge la cousine de sa bien-aimée

A Dallaja, commune Rdadna, aux environs de Benslimane, l’amour que porte Faouzi à Najat est de notoriété publique. Mais «ce n’est qu’un amour d’adolescents», pensent les voisins. Orpheline de père, Najat se retrouve sans tuteur. Sa mère ? La pauvre n’a pas supporté les regards accusateurs des voisins. Elle décide alors de l’envoyer chez sa tante à Médiouna pour l’éloigner de Faouzi. En partant Najat n’a pas oublié de donner sa nouvelle adresse à son soupirant. Une semaine est passée. «L’absence est à l’amour, ce qu’est le vent au feu ;il éteint les petits et allume les grands», dit le dicton. Et leur amour est un feu géant qui leur ravage le coeur. Faouzi ne supporte plus l’éloignement de sa bien-aimée. Alors il lui rend visite le jour de son repos hebdomadaire. Quand il est de retour chez lui, Faouzi a le coeur en flammes. Il n’en peut plus. L’idée du mariage germe dans sa tête. Il implore alors son père : «Je veux demander Najat en mari-age». Respectant les usages, le père de Faouzi n’a pas hésité une seconde à contacter l’oncle de Najat. «Notre fille est encore jeune et votre fils n’est pas encore prêt à fonder une famille», a tranché l’oncle de Najat. La haine de l’oncle ronge le coeur de Faouzi. «Je me vengerai de lui et me suiciderai ensuite», le désespoir finit par l’emporter. Jeudi, jour du souk hebdomadaire à El Gara, un village qui n’est pas loin de son douar. Il s’y rend le matin, achète un couteau et retourne chez lui, Ce n’est plus qu’un bateau ivre… de rage. La haine le rend aveugle. Décidé, il emprunte alors, le chemin à destination de l’école de Hakima la cousine de Najat, fille de l’oncle qui a refusé leur mariage. «Je lui brûlerais le coeur comme il a fait pour le mien», a-t-il pensé. Sur le chemin du retour, il saisit violemment Hakima par le bras. Il l’attrape par le cou, la fait tomber pour l’écraser avec son pied devant ses camarades. Enragé, il fait sortir le couteau de sa poche, l’égorge comme un mouton. L’acte odieux est accompli, Faouzi retourne chez lui avaler un raticide. Deux heures plus tard les gendarmes alertés, se sont dépêchés à son domicile pour l’arrêter. Il était dans un état comateux.

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