Un lotissement aux odeurs électorales

Dans plusieurs villes du Royaume, plus la campagne électorale appr-oche, plus s’érigent des individus comme étant des défenseurs de la justice et du bien-être dans leur voisinage.
Mohammèdia ne déroge guère à cette règle, au contraire, elle la confirme. Pour mener une campagne électorale, il semble que pour certains «chasseurs de prime», il n’y a pas mieux qu’une campagne sur le terrain suivie d’une couverture médiatique, ainsi, à l’instar d’une pâte à modeler, se confectionne et se crée l’opinion publique.
Face à l’imposture, il faudrait recourir à l’arbitrage de la conscience et à la fiabilité des faits avancés. Sinon, même les causes justes et évidentes pourraient se dissimuler, être reléguées au second plan, camoufler ou sacrifier sur l’autel de la complicité collective. Pour appeler le chat par son propre nom, il n’y a pas mieux d’emprunter le chemin de la vérité. Certains responsables du Bureau de l’Amicale des habitants du lotissement Anfa ont eu tort d’impliquer les habitants avoisinantes de Hay Anfa, dans une affaire qui sème et consacre le doute dans les esprits.
Loin de défendre un entrepreneur, en mesure sans doute de se défendre tout seul, il y a lieu de rappeler que les faits sont têtus et que le populisme relève désormais du passé. Dans une lettre du gouverneur de la ville de Mohammèdia, tranchante, puisque juste et objective, il a été annoncé que le projet de construction dans le quartier précité est conforme aux dispositions de la loi en vigueur. Il bénéficie de l’accord de l’Agence urbaine de la ville de Casablanca, depuis le 14 février 2002, s’inscrit dans le cadre du projet des 200.000 logements et répond aux dispositions d’un arrêté daté du 17 mars 1989, encore en vigueur.
A la thèse qui avance qu’il porte préjudice à la quiétude des habitants des villas se trouvant à son vis-à-vis, le plan d’aménagement est ferme : il prévoit la construction des villas, ensuite, d’immeubles. Pour Mohamed Lemfeddal, l’entrepreneur derrière le déclenchement de cette affaire et la mobilisation de quelques personnes, il y a certainement anguille sous roche. Et l’ancien RME ( ressortissant marocain à l’étranger) de continuer que ce n’est pas en jouant sur la fibre de la ségrégation des quartiers que l’on arrive à maintenir la mobilisation des citoyens en faveur de certaines candidatures éventuelles aux prochaines élections. Le temps est aux programmes, non à la démagogie.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *