Un plan d’action pour l’Immigration

Un plan d’action pour l’Immigration

La deuxième réunion préparatoire de la conférence afro-européenne sur l’immigration a terminé ses travaux à Dakar par l’élaboration d’un plan d’action qui devra être soumis à la conférence interministérielle qu’abritera Rabat les 10 et 11 juillet 2006. La réunion de Dakar, la deuxième du genre après celle de mars 2006 à Rabat, a planché, lors de la préparation de ce document, sur les moyens qui pourraient être déployés d’un côté comme de l’autre pour lutter contre l’immigration clandestine notamment après les drames de l’automne 2005 et les assauts répétés sur les Îles Canaries lors de ces dernières semaines.
Parmi les mesures préconisées à Dakar, figure notamment une série de mécanismes susceptibles d’aider à "fixer" chez eux les immigrants et ce via des aides pour l’insertion, la création d’emplois et le développement en général. Il est aussi question, dans ce plan d’action, de plus d’efforts pour la prévention des conflits, l’une des raisons majeures qui poussent les populations à fuir leurs pays. Toutefois, les pays européens font le black-out sur les montants qui seront consentis pour financer ces mesures même si des promesses ont été faites dans ce sens par les représentants d’une soixantaine de pays.
Parmi les autres mesures préconisées lors de cette réunion préparatoire, qui s’est déroulée au niveau des grands fonctionnaires des pays concernés, on retrouve la nouvelle orientation française pour une immigration "ciblée" selon les besoins des marchés européens. Cette même tendance se vérifie avec un autre point concernant les aides au retour volontaire pour investir dans les pays émetteurs d’immigrants. La réunion de Dakar a également appelé à la création d’un fonds pour aider à faire face aux crises et aux situations d’urgence comme cela avait été le cas au Maroc l’automne dernier ou encore avec les derniers flux d’immigrants vers les Îles Canaries. Les pays de transit sont les plus concernés par ce fonds de crise.
En plus de mesures visant le développement des pays émetteurs d’immigrants, le plan d’action élaboré à Dakar s’intéresse aussi à la coopération judiciaire et policière entre les pays des deux continents et insiste notamment sur les actions communes contre les réseaux et mafias de l’immigration clandestine. Il est aussi question d’une coopération maritime, terrestre et aérienne de grande envergure pour traquer les trafiquants d’êtres humains et notamment à travers des patrouilles communes.
Les détails de ce plan d’action, principal document qui sera soumis à la conférence de Rabat, seront précisés et explicités au niveau des ministres concernés de l’Europe et d’Afrique. Il s’agira surtout de revenir sur l’implication financière, et politique, de tous les pays partenaires.

Alger joue les trouble-fête
L’Algérie avait annoncé qu’elle boycotterait la conférence de Rabat et était même allée jusqu’à appeler à une conférence similaire placée sous l’égide de l’UA (Union africaine) vers la fin de ce mois de juin. Les pays européens impliqués, eux, apportent leur soutien au rendez-vous de Rabat. C’est ce que vient de rappeler Kim Howells, ministre au Foreign Office chargé de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, mais aussi l’Espagne à travers le directeur général de la politique extérieure au ministère des relations extérieures, chargé de la méditerranée orientale et de l’Afrique. Alvaro Iranzo a déclaré que "La seule conférence à l’agenda au niveau euro-africain est la conférence de Rabat".

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