Un plan pour le règlement des retards de paiement

Un plan pour le règlement des retards de paiement

«Chaque année, des étudiants marocains ayant mérité des bourses pour poursuivre leurs études supérieures dans les grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce, ne peuvent pas y accéder. Ces méritants qui  ne sont pas socialement capables de poursuivre leurs études sans bourses à l’étranger se retrouvent dans l’impossibilité de rejoindre ces écoles car la décision d’octroyer une bourse n’intervient qu’après avoir passé un semestre d’études. Finalement, seuls les admis pouvant supporter financièrement le coût des études en France ouront accès au visa», affirme une source qui a requis  l’anonymat. Contacté par ALM, Aziz Nahya, directeur de la coopération et de la promotion de l’enseignement scolaire privé, a indiqué que «les élèves qui vont postuler pour les grandes écoles l’année prochaine ne seront pas confrontés à ce retard. Nous allons revenir à des délais plus convenables. Dès le mois de décembre ou au début du mois de janvier, ils recevront directement leurs bourses sur leur compte bancaire» avant d’ajouter que «l’avantage pour l’année académique 2007-2008 est que la totalité de la bourse pour les dix mois  a été versée aux étudiants au mois d’avril et ce à titre exceptionnel». Mais quelles sont les raisons de ce retard? M. Nahya explique que «le retard dans l’octroi des bourses est une situation exceptionnelle et s’explique par la mise en place d’un nouveau dispositif de gestion. Il s’agit d’un guichet unique au ministère de l’Education nationale qui permettra de gérer le programme des bourses». La gestion des bourses était auparavant gérée de manière tripartite entre le ministère des Finances, l’Agence marocaine de coopération internationale relevant du ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Education nationale.  S’agissant du montant des bourses, chaque étudiant reçoit une mensualité de 412 euros par mois et ce à raison de dix mois de scolarité. Le gouvernement marocain affecte à ce programme un budget de 26 MDH. Chaque année, sur les 300 étudiants postulants, la commission interministérielle sélectionne entre 120 et 150 personnes. Les critères de sélection sont particulièrement sévères. Peuvent postuler à cette bourse, les étudiants de nationalité marocaine, titulaires d’un baccalauréat délivré au Maroc, ayant effectué les classes préparatoires au Maroc et/ou en France, admis en 1ère année à une grande école française de premier plan, conformément aux listes annexées. Les élèves remplissant les conditions précitées peuvent se présenter jusqu’au 14 septembre au bureau des bourses relevant de la direction de la coopération et de la promotion de l’enseignement scolaire privé du département de l’Education nationale à Rabat. Le dossier de candidature, qui doit être rempli sur place, comprend une attestation d’admission définitive à une des grandes écoles françaises d’ingénierie ou de commerce, une attestation de scolarité relative aux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), une photocopie certifiée conforme du baccalauréat, une photocopie légalisée de la carte d’identité nationale, quatre photos d’identité et des attestations récentes des revenus des parents ou tuteurs, délivrées par les services des Impôts. Il est à signaler que l’octroi de cette bourse est conditionné par une déclaration sur l’honneur justifiant que l’étudiant ne bénéficie d’aucune autre bourse pour financer ses études en France et par la signature d’un engagement à exercer au Maroc, au terme de ses études, pendant quatre ans au moins.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *