Un secteur en plein essor

Un secteur en plein essor

Le commerce électronique, pratique de transaction électronique très courante en Europe et aux Etats-Unis, est en train de connaître un essor au Maroc. La vente en ligne s’étend chaque jour un peu plus, les internautes y prennent goût. Cette pratique se caractérise non seulement par sa rapidité mais aussi par sa simplicité. En un simple clic, il est possible d’acheter toutes sortes de produits (vêtements, billets d’avion, PC portable…) et de régler ses factures sur le net par carte bancaire. Les achats des Marocains en ligne portent essentiellement sur des biens ou des services allant des chaussures au télépaiement des cotisations sociales.
Le e-commerce présente plusieurs avantages parmi lesquels figurent la fidélisation de la clientèle, l’accès à de nouveaux marchés, la création de nouveaux produits et services ainsi qu’une meilleure gestion du risque.
L’évolution de l’usage des techniques de l’information et de la communication avec l’introduction de l’Internet à haut débit explique cet ampleur. Plusieurs site e-commerce sont aujourd’hui opérationnels. Le paiement électronique a déjà intéressé plusieurs opérateurs. Ainsi, la RAM, Poste Maroc, la Lydec et CNIA figurent parmi les pionniers. Les demandes arrivent de différents secteurs allant du transport aérien aux gestionnaires de la distribution d’eau et d’électricité. Cette année a été marquée par le lancement de trois projets e-commerce basé sur la plate-forme de Maroc Telecommerce. Il s’agit de la Lydec avec le règlement en ligne des factures, epposhop.com (l’artisanat marocain réinventé) et Objectif Maroc (une société qui opère sur le Maroc en tant que réceptif de différents tour-opérateurs étrangers). A travers le e-commerce, de grandes opportunités s’offrent aux entreprises en ligne. Celles-ci sont amenées à se développer dans de nombreux créneaux et un nouveau mode de consommation voit le jour. Il faut noter que le développement du commerce électronique ne se fera qu’en gagnant la confiance du consommateur. Cela passe par la sécurité des réseaux et des échanges électroniques, la protection des données personnelles et de la vie privée.
Le Maroc a déjà mis en place un dispositif juridique pour créer et renforcer les conditions de la confiance numérique. A ce sujet, il faut citer la loi complétant le code pénal en matière d’infractions relatives aux systèmes de traitement automatisé des données et la loi sur les échanges électroniques de données juridiques. Pour promouvoir ce type de commerce, des garanties légales et des solutions appropriées de paiement en ligne dans les transactions électroniques s’imposent.
Rappelons que c’est le Centre monétaire interbancaire (CMI) et MTC (Maroc Télécommerce) qui ont conjointement lancé la plate-forme de règlement par Internet. Le premier applique une commission variant entre 2 et 3% de la valeur de l’achat. Maroc Télécommerce, qui gère la relation avec les sites de vente en ligne, scinde, pour sa part, ses frais en trois parties. 5.000 DH pour l’installation du système, un abonnement mensuel de 250 DH et une commission qui varie entre 1,75 et 2,5% applicable à chaque achat. Le commerce électronique est encore là pour longtemps car il facilite la vie de la majorité des gens qui l’utilisent.

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