Un souffle nouveau pour l’OFPPT

Un constat plutôt positif a été dressé pour l’OFPPT. Même si les taux d’insertion et surtout d’emploi restent assez faibles ne dépassant guère 62 pc et 45 pc respectivement alors que dans les pays de l’OCDE, le taux d’emploi moyen des lauréats de la formation professionnelle est supérieur à 80 pc. Le système de formation alternée montre également des insuffisances au niveau de l’application qui viennent s’ajouter aux difficultés de management des établissements et aux contexte d’une régionalisation et d’une déconcentration de la gestion de l’office, lancées en 1987, qui semblent marquer le pas.
Le souffle nouveau qui fait défaut a été apporté par le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle, du Développement social et de la Solidarité, Abbas El Fassi, à travers l’incitation à la recherche de nouvelles possibilités d’extension du dispositif de formation pour couvrir de nouveaux créneaux générateurs d’emploi comme les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’industrie alimentaire, la chimie, le tourisme…etc.
L’office devra aussi, a précisé le ministre, contribuer à l’effort de développement de la formation par apprentissage et ce conformément aux recommandations de la commission royale pour la réforme de l’éducation et de la formation.
Le gouvernement a mis en place des mécanismes en faveur de l’emploi notamment des jeunes diplômés, avec en tête l’accroissement des investissements et la création de l’ANAPEC en tant qu’agence d’intermédiation active sur le marché du travail. La mission est d’appuyer les entreprises pour mieux identifier leurs besoins en recrutement et en même temps assister et conseiller les chercheurs d’emploi pour qu’ils puissent mieux exprimer leur offre de service.
M. El Fassi a fait état à cet égard de la prochaine mise en place d’une loi sur la formation, dans la continuité du dispositif des contrats spéciaux de formation qui a donné, depuis la réforme de 1996, des résultats probants tant au niveau de la promotion des compétences des ressources humaines des PME/PMI qu’au niveau de la dynamisation du marché de la formation.
Selon le ministre, au cours de cette année, une nouvelle réforme sera mise en oeuvre sur la base d’un certain nombre de principes, dont l’amélioration de la qualité des plans de formation, l’encouragement soutenu pour développer et promouvoir les compétences des PME/PMI et la rigueur pour garantir une plus grande équité et transparence dans les financements. Il est enfin question d’une politique contractuelle entre l’Etat et l’office à travers un contrat de progrès qui clarifiera les missions, fixera et définira les moyens ainsi que les ressources à mobiliser.

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