Un vrai souci environnemental

Elle constitue l’une des conditions pour drainer les investissements, promouvoir le tourisme et ouvrir les marchés extérieurs devant les produits nationaux. D’où son importance dans le développement économique du pays. C’est le contexte des propos du Premier ministre M.Abderrahmane Youssoufi lors de l’ouverture de la quatrième session du conseil national de l’environnement, mercredi à Rabat.
Une bonne gestion de l’environnement est désormais une nécessité dictée par la mondialisation et la compétitivité qu’elle implique. Le Premier ministre a souligné les énormes répercussions financières de la détérioration de la situation dans certains secteurs de l’environnement. Et pour cause. Plus de 20 milliards de dh, soit 8,2 pc du PIB, sont dépensés annuellement pour faire face à cette situation. Il n’est plus question d’invoquer des prétextes ici et là, pour entraver les programmes de protection de l’environnement, a noté M. Youssoufi.
En effet, devant l’état de fait actuel, il est inconcevable de continuer à ignorer les nombreux dépassements et violations commis à l’encontre de l’environnement au nom de la productivité, de la rentabilité, de l’élimination des obstacles qui se dressent devant le processus de développement. Le Premier ministre a noté que la pollution et les catastrophes qu’elle implique pour l’environnement telles que la désertification, la sécheresse, les inondations, la pollution des mers et d’autres phénomènes sont devenus une réalité vécue par l’ensemble de l’humanité. Pour y faire face, la conjugaison des efforts de tous les pays s’avère incontournable. M. Youssoufi a invité les participants à cette session à engager une réflexion sur la situation de notre environnement. A commencer par relever les faiblesses et les déséquilibres des méthodes et des programmes retenus et qui n’ont pas permis d’atteindre encore les résultats escomptés pour venir à bout de la pollution et de la détérioration de l’environnement. Et surtout de mettre fin à la dégradation des ressources naturelles dans plusieurs régions du royaume.
Dans le même cadre, M. Mohamed El Yazghi, ministre chargé de l’aménagement du territoire nationale, de l’urbanisme, de l’habitat et de l’environnement, a souligné l’importance du «coût très élevé» de la dégradation de l’environnement et son impact notamment pour les couches sociales les plus vulnérables aux maladies causées par la pollution. Pour faire face à cette situation qui entrave les capacités de développement du pays, l’Etat doit faire davantage de dépenses.
M. El Yazghi a évoque les problèmes liés à l’environnement qu’affronte le Maroc en dépit des réalisations accomplies depuis la tenue en 1992 de la conférence sur l’environnement et le développement durable. Il a cité, entre autres, la rareté et la pollution des sources d’eau, la dégradation du de l’état du sol et de la flore, la désertification, la disparition de plusieurs espèces animale, végétale et marine…
Le ministre a d’autre part abordé la question de l’eau qui revêt un caractère planétaire et stratégique, relevant l’impact de cette question sur les relations internationales et les économies des pays ainsi que les conflits régionaux qui éclatent à cause de la rareté de cette matière vitale. M. El Yazghi a, par la même occasion, exprimé son soutien à l’idée de l’élaboration d’une charte internationale de gestion de l’eau qui fait l’actualité dans plusieurs forums internationaux sous l’égide des Nations unies.

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