Une alliance au gouvernement

La majorité des partis politiques nationaux ne se sont pas encore prononcés sur la participation au gouvernement de Driss Jettou. Certains hésitent et d’autres méditent en attendant le résultat du deuxième round de pourparlers entre les dirigeants politiques avec le Premier ministre nommé. Mais certains partis ou coalitions de partis ont déjà pris leur décision et l’annoncent officiellement. C’est le cas de la nouvelle alliance entre le PPS, le PSD et le Parti Al Ahd.
Ces formations ont souligné dans un communiqué conjoint « leur forte détermination à contribuer positivement et de façon constructive à la formation d’une majorité parlementaire crédible », permettant la constitution d’un gouvernement « fort, homogène et solidaire ». Cette majorité est à même de permettre la formation d’un gouvernement « au contenu progressiste et moderne, disposant de toutes les conditions d’efficacité, pour traduire les projets de réforme et de développement, dans la réalité et de mobiliser tous les moyens disponibles afin de gagner les grands défis nationaux », lit-on dans un communiqué commun des trois formations politiques.
Compte tenu de la carte parlementaire issue des élections et à la lumière des orientations-programmes indiquées clairement dans le discours Royal, prononcé à l’ouverture de la première année de la 7ème législature, les trois partis ont exprimé leur disposition à « privilégier l’intérêt national suprême du pays et le placer au-dessus de toutes considérations ».
Le PPS, le PSD et Al Ahd ont également exprimé leur « espoir sincère de voir se multiplier les initiatives de coordination, ainsi que les efforts des composantes du rang national et démocratique » appelées, selon eux, à « jouer leur rôle historique consistant à renforcer les acquis et à éviter au pays les dangers de la banqueroute et du recul ». Ces efforts sont à même de contribuer au renforcement de l’édifice démocratique « dans le but de traiter avec audace et efficacité les maux économiques et sociaux », de gagner les défis du progrès, de la modernité et du développement global, et de renforcer la position du pays et sa renommée aux niveaux régional et international.
Les directions du PPS, du PSD et du parti Al Ahd se sont, par ailleurs, déclarées fières de la « dimension démocratique, de modernité et développement du discours Royal ». Les trois partis ont enregistré la forte volonté du Souverain « de canaliser tous les efforts, par ordre des priorités économiques et sociales » afin de « gagner le pari de l’investissement en tant que clef de l’emploi productif, de la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, de la promotion de l’économie nationale à un rythme plus rapide, la garantie de l’habitat décent et la formation utile pour les citoyens ». Rappelons que l’alliance entre le PPS, le PSD et le Parti Al Ahd avait été constituée au lendemain des élections législatives du 27 septembre. Une coalition ayant une connotation plus parlementaire qu’idéologique compte, tenu de la tendance du Parti Al Ahd qui ne forme pas partie des formations de gauche.
Selon des observateurs, l’union de ces trois partis pourrait être expliquée par la volonté des petites formations de se constituer en blocs plus forts afin de consolider leur situation dans les tractations politiques visant à former le nouveau gouvernement.

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