Une arnaqueuse dangereuse

Pour pouvoir goûter aux frissons des jeux du hasard et s’offrir des nuits chaudes, N.E n’a pas trouvé mieux que de délester son employeur de la bagatelle de 65 millions de centimes. Et c’est dans le Nord du royaume et précisément à Tanger que N.E, employée dans une agence de voyage casablancaise, a choisi de passer ses soirées féeriques « payées aux frais de la princesse » grâce à l’argent frauduleusement tiré à partir du chéquier de son employeur. L’employeur a vu son compte fondre vertigineusement après l’encaissement de deux chèques totalisant les 65 millions de centimes, et qui ont été tirés par R.A, amie-complice de l’employée. Une mission fort aisée pour R.A, habituée qu’elle était à plomber les caisses des grandes surfaces et autres magasins de renom avec des chèques, fruits des vols à l’arraché commis par son petit ami.
Habituée à l’argent facile, R.A n’a pas hésité une seconde fois à suivre N.E à Tanger où fut claquée, en une dizaine de jours, une bonne partie du magot entre les tapis du casino de Tanger et les diverses boîtes de nuit de la ville sans oublier, mignon péché féminin oblige, les achats de vêtements et de bijoux.
Le pot aux roses découvert, les soupçons allaient vite s’orienter sur l’auteur de ces « coupes sombres », en l’occurrence l’employée qui avait déserté, sans explication aucune, son poste de travail. L’enquête diligentée par la 6ème section de la police judiciaire de Casa-Anfa allait non seulement conduire à l’arrestation de la mise en cause, de sa complice et du petit ami mais aussi aboutir à « lever » d’autres « lièvres » notamment trois spécialistes du vol à l’arraché.
Ces derniers recouraient à R.A pour écouler une partie du butin récupéré dans les sacs à main volés et particulièrement les chéquiers et les CIN. Munie de chéquiers et des CIN, sur lesquelles elle prenait soin d’y coller sa photo, R.A s’attaquait, pour sa part, aux commerçants de la ville en leur fourguant chèques volés contre marchandises.
Tout ce « beau monde » a été présenté à la justice pour répondre de ses méfaits.

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