Une baronne de drogue hors du commun

Une baronne de drogue hors du commun

Fatiha, connue communément par “Fatiha Jeblia”, est-elle vraiment Mounir Erramach au féminin comme l’a qualifiée une source policière ? Certainement oui, répond une autre source qui a affirmé que Fatiha, épouse d’un trafiquant de drogue qui purge actuellement une peine de quatre ans de prison, était la personne la plus recherchée à Salé, notamment au quartier Oued Eddahab, (Oued Al Khannez), qui fait partie de la juridiction de la gendarmerie royale. Plus de 130 avis de recherche ont été diffusées à son en contre durant les dernières quatre années par la police et les gendarmes et pas moins d’une centaine d’interventions policières et des gendarmes ont été effectuées pour son arrestation. Mais en vain. Elle arrivait toujours à prendre la fuite.
Selon des sources judiciaires, l’activité de cette femme, âgée de trente-neuf ans, remonte à la fin de l’an 2000. À cette année, le mari de Fatiha est arrêté et condamné à une peine d’emprisonnement de quatre ans ferme. Ce dernier n’était qu’un simple trafiquant de drogue, qui se contentait d’approvisionner les dealers de Salé, précise une source policière. Toutefois, après son arrestation, sa femme a pris la relève pour arriver, en un laps de temps record, à fonder un réseau bien structuré de trafic de drogue à l’échelle nationale. Elle est arrivée, ajoute la même source policière, à créer son propre fief pour l’approvisionner en haschich. Un fief qui abrite Salé, Rabat, Casablanca, Khenifra, Sidi Kacem, Souk Larbeâ, Midelt, Taounate, Kénitra et d’autres villes et villages au point que son nom est devenu très courant entre les dealers et les petits fournisseurs, ainsi que les grands agriculteurs du haschich établis au nord du Maroc. Selon des sources judiciaires, le mari de Fatiha, auquel il ne reste que huit mois pour être relâché, n’est pas arrivé, tout au long de son activité de trafiquant de drogue, à fonder un pareil réseau. Selon les mêmes sources, il n’est même pas arrivé à faire une petite fortune, alors que sa femme est arrivée à fonder une grande fortune que les enquêteurs de la Brigade nationale de la police judiciaire ( BNPJ) de Casablanca sont en train de compter pour dresser un bilan de ses propriétés. D’abord, c’est cette dernière brigade qui l’a mise hors d’état de nuire après des investigations qui ont duré quelques semaines. Ils l’ont arrêtée, mercredi dernier, après l’avoir localisée dans une villa située au quartier Aïn Diab à Casablanca. Cette localisation avait eu lieu après avoir mis son téléphone sur écoute.
Les enquêteurs de la BNPJ qui ont effectué cette opération ont arrêté également quelques complices de Fatiha Jeblia dont on ignore le nombre. Les mêmes sources judiciaires affirment qu’ils sont une dizaine sans préciser le nombre exact.
L’enquête, apprend-on de sources judiciaires, est toujours en cours pour mettre d’une part tous les complices de Fatiha hors d’état de nuire et démanteler complètement son réseau et pour se rassurer si elle n’était pas couverte par un ( ou des) parapluie solide.
Des sources judiciaires affirment qu’elle aurait été couverte par des éléments de la police et de la gendarmerie qui lui ont facilité la tâche pour approvisionner les trafiquants de drogue à travers les diverses villes marocaines. L’enquête policière se poursuit pour tirer au clair toute l’affaire de Fatiha Jeblia.

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