Une campagne de lutte contre la triche pour éviter les sanctions

Une campagne de lutte contre la triche  pour éviter les sanctions

Pour le ministre, celui qui triche paiera la facture sur le plan personnel, psychologique, pire encore sur le plan social.

Tous les moyens sont bons pour inciter à ne pas tricher lors des examens. Les caricatures affichées sur les murs du lycée «Les orangers» à Rabat véhiculent des messages dans ce sens pour montrer que celui qui triche ne réussit pas. La campagne lancée, mercredi dans le même lycée, se veut à son tour d’encourager les élèves à «réussir par mérite» en évitant notamment de tricher pendant ces examens.

L’appel adressé par Belmokhtar aux élèves

«La réussite est personnelle. Celui qui triche se trompe d’abord lui-même avant de tromper les autres ! Son avenir est également compromis et un jour ou l’autre, il paiera la facture sur le plan personnel, psychologique, pire encore sur le plan social», estime le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle en incitant les élèves à fournir les efforts nécessaires, se consacrer à leurs études en s’organisant davantage.

Un an et demi sans cours

«Je crois que cette sensibilisation va aider un certain nombre à éviter de tomber dans le piège qui conduit hélas à des actes qui les pénalisent à vie parce qu’il y a des sanctions», enchaîne Rachid Belmokhtar en détaillant celles-ci. «Quelqu’un qui triche peut être écarté des études pendant un an et demi comme il a très peu de chances de réussir par la suite et on ne lui souhaite pas ça !», estime le ministre qui trouve que «c’est cette réussite personnelle qui fera de l’élève un bon citoyen et fera que sa vie soit réussie». Pour sa part, Abdelali Mastour, président du Forum de la citoyenneté, également présent à l’événement, abonde dans le même sens. «Celui qui triche est lui-même la première victime», estime-t-il. «Nous sommes tous responsables y compris l’école», ajoute M. Mastour lors du lancement de la campagne marquée également par des activités ludiques et instructives à la fois. Tel est le cas, entre autres, d’une pièce de théâtre intitulée «Audience d’un tricheur» traitant des conséquences de la tricherie.

Quand les artistes et animateurs s’en mêlent

L’animateur Mohamed Ali Bougma, présent à l’événement, ne manque pas de s’inspirer de l’intitulé de son émission «Wach fhemtouna» pour lancer des messages aux élèves présents. «La triche en examen est un début de triche dans la vie», avance-t-il en concluant son message par : «Espérons que vous nous avez compris par cette campagne!». Le chanteur Issam Kamal, étant pour sa part remonté à ses années d’études, ne manque pas de mettre l’accent sur les conséquences fâcheuses de la triche. «J’étais obligé d’opter pour les études économiques pour faire plaisir à mes parents. Or je ne réussissais pas. Alors j’ai fini dans l’art. J’en ai déduit que le fait de ne pas tricher m’a permis de devenir chanteur», se remémore-t-il en conduisant l’exemple de son domaine. «L’artiste qui triche est facilement divulgué !», estime Issam Kamal.

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