Une chaîne pour le développement

Leur objectif principal est de venir en aide aux associations qui n’ont pas les moyens de réaliser leurs projets, de les soutenir pour que leurs projets voient le jour dans les plus brefs délais. Il s’agit de ADDER-Maroc (Associations de Développement Durable En Réseau). Un organisme qui a vu le jour récemment à l’issu d’un séminaire organisé à la mi-août par le ministère de l’Economie Sociale de la Petite et Moyenne Entreprises de l’Artisanat, Chargé des Affaires Générales du gouvernement.
Le thème de ce séminaire reflète justement l’idée générale d’ADDER : «le travail associatif de proximité au service du développement durable». Tout en cherchant à assurer à chaque association le soutien nécessaire à la réalisation de ses objectifs, ADDER respecte leur dignité et leur autonomie. C’est une femme qui se trouve à la tête de ce large réseau. Mme Aziza El Aouad, chef d’entreprise, consultante dans les projets socio-économiques, et qui n’est pas du tout étrangère au travail associatif, puisqu’elle avait beaucoup travaillé au sein de l’association ESPOD.
Le bureau du réseau est constitué d’un certain nombre de professeurs- chercheurs. C’est le premier réseau des associations de développement en partenariat avec l’Union des PME-PMI du Maroc et l’association Rencontre. «Avant l’annonce de la constitution d’ADDER, nous nous rencontrions régulièrement pendant six mois au siège du ministère de l’Economie Sociale de la Petite et Moyenne Entreprises de l’Artisanat, chargé des Affaires Générales du gouvernement. Si notre but est de servir mieux et plus les associations de développement, et de contribuer activement aux politiques qui soutiennent le développement durable, il est primordial qu’avant de décider quoi que ce soit, nous procédons à établir un état des lieux en allant sur place s’enquérir de la réalité des associations postulantes.
Il faut d’abord voir quel travail ils font, comment ils le font, leur population, leur statut et leur situation financière. Sont ciblées, particulièrement, les associations dont les projets profitent directement aux citoyens. Car ces derniers doivent sentir qu’il y a quelqu’un pour les aider, loin des accointances politiques ou toute autre manoeuvre opportuniste», explique Mme El Aouad. Il en va de même en ce qui concerne les associations subventionnées par des ONG étrangères, qui devraient aussi présenter leur rapport financier pour que tout soit fait dans la transparence. ADDER mise sur le travail en groupe pour pouvoir suppléer à l’Etat qui ne peut être présent partout.
«Nous nous considérons comme un relais sur le terrain», ajoute Mme El Aouad. ADDER fait donc en sorte de fédérer les associations désorientées, qui ne savent pas à qui s’adresser. Le réseau ADDER s’active pour les aider à l’accès à l’information, à la formation pour l’élaboration de projets et aux méthodes de communication, à aiguiser la qualification des femmes et des hommes qui disposent d’un savoir- faire etc.
Mais l’objectif majeur reste celui des régions enclavées, toujours dans le cadre d’une coopération avec les associations locales. En conclusion, le réseau est au service des solidarités collectives, mais surtout au service d’une démocratie d’initiative et de responsabilité civique. Selon sa présidente, ADDER veille à la qualité démocratique de sa vie associative et à la préservation de son indépendance et celle de ses membres.

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