Une enveloppe de 2,7 milliards DH pour la réhabilitation des anciennes mosquées

Une enveloppe de 2,7 milliards DH pour la réhabilitation des anciennes mosquées

La réhabilitation des anciennes mosquées est à l’ordre du jour. Une enveloppe de 2,7 milliards de dirhams a été allouée à la mise à niveau des mosquées et salles de prière menaçant ruine. C’est ce qu’a affirmé, vendredi 14 mai, à Oujda, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme national de réhabilitation des mosquées qui présentent des risques d’effondrement. Dans un exposé fait devant SM le Roi Mohammed VI, cité par la MAP, M. Taoufiq a indiqué que le coût global de cette opération se répartit entre 200 millions de dirhams pour les expertises techniques et les études, et 2,5 milliards de dirhams pour les travaux proprement dits. «Eu égard à l’ampleur de cette opération dans tous ses volets et des importants dispositifs et moyens humains, financiers et techniques qui sont mis en œuvre, les travaux impliquent autant la détermination, la célérité et le suivi régulier, qu’une programmation rigoureuse selon un calendrier précis, ce qui exige un planning graduel suivant une démarche rationnelle», a noté Ahmed Taoufiq. Suite à l’effondrement, vendredi 19 février dernier, du minaret de la mosquée «Bab Berdieyinne» à Meknès, le Souverain avait donné ses Hautes instructions pour procéder à une «expertise urgente» de toutes les anciennes mosquées dans les différentes préfectures et provinces du Royaume. En application des Hautes instructions royales, des commissions locales ont été mises en place, comprenant des représentants des autorités locales et du ministère des Habous et des Affaires islamiques, ainsi que des ingénieurs et des experts, pour effectuer une expertise des édifices des anciennes mosquées et de leurs dépendances. Le constat de la situation sur le terrain qui a concerné 19.205 édifices, dont 15.770 mosquées et 3435 salles de prière a permis, selon le ministre des Habous et des Affaires islamiques, de relever plusieurs défaillances dans 54% des édifices inspectés, soit 10.437. Les commissions locales avaient recommandé, sur la base de ces constatations, une panoplie de mesures visant la restauration, le ravalement ou le renforcement des structures de 6.674 mosquées (64%), la réalisation d’expertises techniques précises sur 3.374 mosquées (32%) ainsi que la démolition et la reconstruction de 389 mosquées (4%). Afin de protéger la sécurité publique dans les mosquées, les commissions locales d’inspection ont préconisé en outre deux types de mesures de prévention, soit la fermeture partielle qui a concerné 2% des mosquées, soit la fermeture pure et simple qui a porté sur 6%. Le reste des mosquées inspectées a été maintenu en état de fonctionnement. L’importance prioritaire devrait être accordée, a affirmé le ministre, à la restauration des mosquées fermées, l’aménagement des lieux de culte alternatifs, avant l’avènement du mois sacré de Ramadan, pour les mosquées et les lieux de culte dont il a été décidé la démolition et la reconstruction, et ce chaque fois que cela concerne des zones où il n’y a pas de mosquées ouvertes et suffisamment grandes pour accueillir les fidèles. Il s’agit également, selon la même source, d’entamer les gros œuvres pour les autres cas recensés après l’achèvement d’expertises exhaustives. «Les Hautes orientations de SM le Roi dans ce domaine et la Haute sollicitude du Souverain envers les lieux du culte, tant en ce qui concerne l’état de leur édifice que la qualité de leur encadrement pour qu’elles puissent continuer à assumer leur mission dans le cadre de la préservation des constantes et des valeurs sacrées de la Oumma, ont renforcé la prise de conscience quant à l’impératif de suivi et de mise à niveau constante des mosquées», a précisé M. Taoufiq. Le ministre des Habous et des Affaires islamiques a fait observer, par ailleurs, que l’opération de réhabilitation des mosquées a été entamée dans la ville d’Oujda, précisément par la restauration de la mosquée Al Aâdam, qui devra se faire dans un délai de 18 mois, et la mosquée Imam Malik , dans la même ville, qui sera démolie et entièrement reconstruite dans un délai de 18 mois également. Le ministre a affirmé, en outre, que cette opération exceptionnelle sera accompagnée d’un engagement non seulement pour mettre à disposition les moyens et les mécanismes nécessaires, mais aussi d’un effort pour mettre en place le dispositif juridique et l’articulation nécessaire entre les missions des différentes parties prenantes.

La reconstruction de la mosquée Bab Berdieyinne va démarrer au Ramadan prochain

L’opération de réhabilitation des mosquées présentant un risque d’effondrement a été marquée à son démarrage par la reconstruction de la mosquée Bab Berdieyinne à Meknès. Les études diligentées en prélude à sa reconstruction, selon les normes reproduisant son cachet architectural historique, exigeront un délai de trois mois, pour l’entame des travaux durant le mois de Ramadan prochain en perspective de son ouverture au mois de Ramadan suivant. L’effondrement, vendredi 19 février, du minaret de la mosquée Bab Berdieyinne à Meknès, l’une des catastrophes les plus dramatiques qu’ait connues le Maroc, a fait 41 morts et 76 blessés. Le minaret et une partie du toit se sont effondrés sur les fidèles vers 12h45. Parallèlement à la prière du vendredi et au moment de l’accident, 300 personnes étaient réunies dans la mosquée. Suite à ce drame, une commission spécialisée comprenant des représentants du secteur de l’habitat et de l’urbanisme, des autorités locales et du conseil municipal a tenu, lundi 22 février, une réunion consacrée à la question des maisons menaçant ruine. Une autre commission spécialisée s’est réunie le même jour pour examiner la question des mosquées vétustes. Par ailleurs et en application des instructions du ministère de la Justice, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Meknès avait ordonné à la police judiciaire de diligenter une enquête. SM le Roi Mohammed VI avait, par ailleurs, donné ses Hautes instructions pour procéder à une «expertise urgente» de toutes les anciennes mosquées dans les différentes préfectures et provinces du Royaume.

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