Une facture très salée pour L’USFP

Une facture très salée pour L’USFP

Les résultats des élections législatives partielles dans les circonscriptions de Salé-ville et Sala Al Jadida, ont montré, encore une fois, que l’USFP est en perte de vitesse.
Ce scrutin a été organisé suite aux deux décisions du Conseil constitutionnel portant annulation d’un siège à la Chambre des représentants au titre de la circonscription de Sala Al Jadida et de quatre sièges au titre de la circonscription de Salé-ville. Dans la circonscription de Salé-ville, sur les quatre députés sortants, tous ont été réélus sauf un, en l’occurrence l’ancien ministre des Télécoms, l’Usfpéiste Nacer Hajji. Il ne rejoindra pas les bancs du Parlement, le 8 octobre prochain. Son siège sera réoccupé par Larbi Salmi du Parti National Démocrate (PND).
Cet ancien président de la communauté urbaine de Salé et ancien chef du groupe du PND prend ainsi sa revanche de Hajji qui l’avait privé de son mandat parlementaire à la suite des élections législatives de septembre 2002.
Aussi, les trois autres candidats-sortants, Driss Sentissi (MP), Abdelilah Benkirane (PJD) et Noureddine Lazrak (RNI) ont réussi à garder leurs sièges.Au lendemain des élections partielles, les commentaires fusent de partout.
Certains estiment que Nacer Hajji, un protégé de l’ancien Premier ministre Abderrahmane Youssoufi (Hajji était son conseiller avant d’être propulsé ministre des Télécoms), n’a pas eu assez de soutien de la part de son parti, lui-même ayant perdu de son poids populaire. D’autres S’laouis pensent que Hajji a péché par excès de confiance. En fait, Hajji et Benkirane savaient pertinemment bien que la quatrième place se jouerait entre eux deux. Les trois premières places étant quasiment acquises, respectivement, à Driss Sentissi, Noureddine Lazrak et Larbi Salmi.
En tout cas, selon Nacer Hajji, l’échec de l’USFP est dû au fait que «l’électorat socialiste est composé essentiellement de fonctionnaires n’ayant pas pu rejoindre les bureaux de vote». Le faible taux de participation le prouve.
A travers ces élections partielles, l’USFP n’a pas perdu qu’un seul siège. La deuxième déroute a eu lieu à Sala Al Jadida. Le mandat du socialiste Seddik Zniber a été annulé par le Conseil Constitutionnel. Le siège de Zniber est aujourd’hui occupé par un autre candidat du PND, Mohamed Benattia. Le parti d’Abdellah Kadiri sort renforcé de deux nouveaux sièges.
Une aubaine pour le futur groupe parlementaire que constitueront le PND et le PRD d’Abderrahmane El Kouhen.
Au total, l’USFP perd ainsi deux précieux sièges à la Chambre des représentants. Le parti d’El Yazghi passe de 48 sièges à 46. Les partielles de Salé sont considérées par bon nombre d’observateurs comme un avant-goût des élections de 2007.
En fait, les partis de gauche ont de sérieux soucis à se faire. Les slogans mobilisateurs d’antan ne semblent plus faire aucun effet sur les électeurs.
L’USFP au pouvoir est-il en train de perdre de son aura politique ? En fait, leur situation actuelle au sein du gouvernement est ambiguë aux yeux des électeurs qui ont du mal à les classer.
C’est justement ce positionnement à cheval entre opposition et majorité qui fragilise politiquement l’USFP. Le parti d’El Yazghi saura-t-il tirer les leçons de cette expérience s’laouie?

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